"Que ma plume vous apprenne ce que ma bouche ne peut vous dire et que mon cœur voudrait signer de son sang." Alfred de MUSSET
12 février 2006
La liberté d'expression au pays des droits de l'Homme!
Le 30 septembre 2005 le journal Danois Jyllands Posten publie les caricatures, en tant qu'apport journalistique au débat sur l'autocensure chez les journalistes, les écrivains et les artistes dans le pays. La rédaction du quotidien était consciente que ces dessins allaient entraîner la colère de certains milieux, mais au Danemark il est de tradition que les autorités politiques et religieuses tombent sous le crayon des dessinateurs, et cela souvent de façon satirique (NDR Le site internet du journal). La rédaction du quotidien avait, toutefois, sous-estimé les sentiments que les musulmans croyants nourrissent pour leur Prophète et elle leur a depuis présenté ses excuses, en déplorant l'offense qui leur a, par mégarde, été faite. Cela dit, pour ce qui est de la publication des dessins, le quotidien n'a fait aucune excuse et n'a d'ailleurs jamais eu l'intention de le faire.
Le 17 octobre, le journal égyptien "El Fajr" republiait les caricatures en condamnant l'acte du journal danois, mais sans appeler à la moindre manifestation de haine, et aucune autre réaction d'émoi de la part de la communauté musulmane. Mais quelques jours après, la Libye ferme son ambassade au Danemark et l'Arabie Saoudite rappelle son ambassadeur.
4 mois après, le 24 janvier 2006 le parlement jordanien appelle à châtier les auteurs des caricatures.
Mais ce n'est qu'au début de ce mois, que le torchon allait brûler, à travers des manifestations plus ou moins virulentes un peu partout dans les pays musulmans. Et pour en rajouter une couche, la presse Française s'est emparée de cette affaire au nom de "la liberté d'expression", en stigmatisant la communauté musulmane pour sa condamnation officielle de cette mascarade qui aurait dû finir là où elle a commencé: Au Danemark, le 30 septembre. Et les réactions des hommes politiques français sont venues montrer à quel point, la liberté d'expression en France est induite dans une autocensure dictée par l'intérêt qu'il y a, à porter ses voix auprès d'un électorat en mal de leaders charismatiques capables de fédérer leurs aspirations. Le gouvernement, dans une déclaration laconique a essayé de sauver les meubles, par la voie de son premier Ministre, dans un discours conciliant, il faut le reconnaître. Alors que la gauche, qui est dans l'opposition, a pris le parti du tout "liberté d'expression" sans aucune limite!
Dieu! Que ces politiques et certains journalistes peuvent être parti pris, quand il s'agit de fustiger un Dieudonné pour avoir eu l'audace de faire un sketch provocateur et humiliant aux yeux de la communauté Juive... Et de s'interdire, au nom des mêmes principes, toute réaction pouvant toucher au sacro saint de la "liberté d'expression", quand il s'agit de porter atteinte à ce que les musulmans ont de plus sacré, après Dieu: son prophète.
Moi je dis que l'objectivité française en a pris pour un sacré coup! Et je me demande, au nom de quel principe on vient nous montrer du doigt à coup d'éditoriaux et d'articles incendiaires sur le manque de liberté dans notre pays. C'est franchement de la 'provoc'. Et dire que c'est eux qui ont inventé l'adage qui dit: "La liberté de l'un s'arrête là ou commence celle de l'autre".
D'un autre côté, il est vrai que depuis qu'une bande de schysos s'est mise à enflammer le monde et à se faire péter la tronche au nom de l'Islam, religion de tolérance, nous passons tous pour une civilisation moyenâgeuse, archaïque, qui n'a pas encore intégré la liberté dans son langage. Mais ce n'est pas une raison suffisante pour arborer un choc des civilisations dans les discours, ni de mettre aux antipodes la Chariàa et le code civile en parlant de décalage. Et n'oublions pas qu'il fut un temps, pas si loin que ça, on brûlait sur le bûcher, pour moins que ça!
Je terminerais ce billet par deux citations. La première est de Michel Audiard: "les cons, ça ose tout... c'est à ça qu'on les reconnaît !". Et la seconde est de fathi BENSLAMA, psychanalyste algérien: "Si le Prophète de l'islam est l'objet de caricatures, c'est que des musulmans l'ont rendu "caricaturable", parce qu'ils ont accompli les pires exactions en son nom."
Rafie…libre opinion!
13 janvier 2006
Au fait! bonne fête!
Le 21° siècle a ceci de particulier qu'il a chamboulé pas mal de nos habitudes et de nos traditions. Aujourd'hui on ne dit plus "Assalam Alaykoum oua rahmatou l'ahh…"! Mais tout simplement: ssalam! On ne se sert plus la main; un geste de la tête suffit! On ne se téléphone plus, on se SMS! On ne sacrifie plus le mouton, mais sa famille!
Quand j'étais enfant, Aïd Al Adha était l'occasion de renouer avec ceux que l'on ne voit pas souvent durant l'année. La cérémonie du sacrifice étant terminée, les femmes allaient vaquer à leur occupation de préparer le festin du déjeuner, alors que les hommes se paraient de leur plus belles djellabas et entrainaient leurs enfants, qui eux aussi étaient dans leur plus bel apparat pour la circonstance. Alors commençait la tournée familiale pour souhaiter bonne fête aux proches. Et il était hors de question d'essayer d'inventer une excuse pour ne pas accomplir ce devoir, que mon père tenait particulièrement à nous transmettre, pour perpétuer les liens familiaux. Dans la voiture, le "paternel" traçait l'itinéraire avec nous pour optimiser notre temps, n'oublier personne et, surtout, être à l'heure pour le déjeuner. Il était question également de nous prodiguer des conseils du genre, ne pas se goinfrer de gâteaux et de limonades au risque de ne pas pouvoir déguster le "boulfaf" à la maison et surtout prendre soin de ne pas tâcher les nouveaux habits qui devaient nous servir également à paraître devant les visiteurs de l'après-midi. La journée de l'Aïd était une véritable fête, des préparatifs qui duraient des jours avant, jusqu'au soir où l'on racontait à table des nouvelles sur les familles que nous avions visitées le matin.
Aujourd'hui, on peut sans sortir de chez soi, acheter le mouton sur internet, payer contre remboursement, se faire livrer, et même réserver un boucher pas téléphone portable pour qu'il vienne égorger et préparer le mouton pour son prochain domicile: le congélateur! Comme ça on peut faire la grâce matinée chez soi, comme n'importe quel jour férié. Et si l'envie nous prend de souhaiter bonne fête à un membre de la famille, un collègue, un ami ou son patron; et bien il y à le SMS! Ce fameux moyen de communication qui a tout raccourci, jusqu'à l'orthographe des mots.
Et tiens! Voilà quelques perles que j'ai reçues ce jour là:
- Aïd moubarak said. Tous mes vœux. Je te souhaite tout le bonheur du monde. (plus télégraphique que ça tu meurs!)
- AID SAID OUA OMR MADID (Pourquoi tu cries?)
- Aïd said pour vous-même et votre famille (ça sent le SMS de masse!)- Aïd Moubarak (plus court que ça tu peux pas! Alors pourquoi te déranger?)
- Des vœux parfumés de joie pour une vie très sympa que Dieu t'inspire la paix et la foi, t'offre un paradis de ton choix… ADEK MABROUK. (des vœux en prose! Je rêve! Mais pas de paradis!)
- Et j'en passe! Mais le meilleur texto que j'ai reçu est celui de ce matin, après que la personne ait du se rendre compte que je n'ai pas demandé après elle depuis un certain temps, je vous laisse déguster:
اللهم دمر هاتف من لا يسأل عنا, اللهم عطل بطاريته و كسر شاشته وخرب أزراره , اللهم اجعله دائما خارج التغطية, آمين يارب العالمين
Rafie…Aux abonnés absents!
16 décembre 2005
Commentaire sur le blog de ML: "Rien ne presse"
ça me fait froid au dos ce que tu as conclu sur les garants de la liberté de presse et d'expression en général ! Moi qui pensais que seuls les seconds couteaux étaient en mesure de te couper l'herbe sous les pieds, juste parce que tu leur reviens plus, comme une mauvaise cuite ! Voilà que je dois faire face à la triste réalité, en te lisant, que je me suis trompé, sur toute la ligne ! J'ai passé tout ce temps à croire à une chimère, et j'ai commis l'irréparable, pour avoir imaginé au fond de mes pensées les plus secrètes et les moins accessibles au grand public, des scénarios plus revanchards, mais arbitraires, les uns que les autres, au fur et à mesure que la perspective de voir les vrais patrons, s'apercevoir de la supercherie… Que dis-je ? De l'injustice intellectuelle envers nous, pauvres placardés, et réparer, comme il se doit, ce qui aurait pu tourner au drame humanitaire ! Voilà que j'ai passé tout ce temps à construire mon avenir sur la base d'un mirage ! Et des comme moi ! Même si on n’est pas nombreux… Attends ! À moins qu'il y'en ait qui croient l'être, mais ne le sont pas, ou bien qu’ils le soient, mais qu’ils ne le savent pas encore, ou bien qu'ils le savent, mais n'osent pas se l'avouer, ou pire encore, qu'ils le soient réellement, mais qu'ils ne s'en rendent même pas compte ! Bref ! Quelque en soit le nombre, et pour parodier Gad qui interprétait un autre placardé, le succulent aberrazzak AL'MARHAOUI: "Eh ben ! On n'est pas sortis de la berge ! Alors comme ça on peut même plus écrire des choses du genre 100% Jamal, mais le vrai! Sans se faire remonter les bretelles, et même à coups de millions s'il le faut? Tu crois réellement que le placard, finalement, c'est pas si mal que ça, et qu'après tout, les seconds couteaux, c'étaient finalement des fées? Alors, qu'est-ce que je fais moi des mes rêves, de mes ambitions, des mes scénarios ? Je les fous au placard et je continue à publier sur les blogs mes plus belles strophes. J'étale mes humeurs, mes coups de gueule, mes coups de cœur, et mes prises de tête, comme on exhibe un spectacle, exotique, voire cocasse, sur une place, bondée de touristes ? Et si l'aumône s'en vient à combler ma triste misère, je pourrais un jour aspirer à une audience meilleure ?Alors, comme c'est la fin de l'année, et que de coutume, on doit prendre une bonne résolution, je crois que je vais le faire ce soir, tant qu'à faire, et changer de crémerie! Et comme il me reste quelques illusions, je vais tenter ma chance ailleurs!
Rafie… Tenté !
26 novembre 2005
Le Bazar de mon Grand-père

En me réveillant ce matin, j'aperçois ma fille devant son PC en train d'écouter la dernière chanson de son "manga" préféré, qu'elle vient de télécharger, heureuse et épanouie par la magie du net et de la télévision par satellite, elle exulte. Moi, encore dans les "vapes " après une soirée arrosée modérément, mais je suis fatigué, car je n'ai plus vingt ans. Je m'habille et sors pour un rendez-vous prévu dans une demi-heure. Arrivé au café, je me plonge dans un magazine, en attendant El Hadi, un copain, mais aussi un grand professionnel dans la finance, avec un carnet d'adresses que même le dernier cri des téléphones portables ne pourrait contenir.
Bref ! Je devais, entre autres, lui demander conseil pour aider mon petit frère à s'en sortir avec une banque très populaire qui lui réclamait, le triple du montant qu'il lui avait emprunté pour terminer ses études (intérêts compris, ça va de soi!). Pour infos, la mensualité des remboursements qu'il aurait à faire pendant neuf ans dépasse la moitié de son salaire de jeune arrivé dans la vie active. Alors, Adieu voiture, appart décent et plans d'épargne au cas où une fille lui tournerait la tête! Je voulais juste savoir s'il y avait moyen de négocier quelque chose avec la banque pour lui éviter l'étouffement prématuré et le regret d'avoir voulu faire des études supérieures pour se retrouver au bout du compte, à travailler dans une banque pour rembourser l'autre. En même temps, je me dis que moi, comme ceux de ma génération, on est passés "f'ddou". Il est déjà 12h30 et mon copain n'est pas encore arrivé, je suis déjà à mon deuxième café, mais je ne m'impatiente pas. On est samedi, un des rares week-ends où je ne travaille pas, alors cool Raoul, rien ne presse! Dehors, il fait gris, et la pluie semble accorder une petite trêve aux piétons qui commencent à émerger de leurs abris de fortune pour vaquer à leurs occupations, en attendant une autre averse. Et moi, je repense à cet instant intense, revoyant ma fille définitivement connectée. Puis ayant fini de lire une interview surréaliste de Yassine ZIZI avec le comédien abdellah DIDANE que je vous recommande chaudement, mes pensées ont fait un bond en arrière de 30 ans, du temps où même pour avoir le téléphone à la maison il fallait être pistonné, du temps où la meilleure manière de rester connecté était de rejoindre mon grand-père dans son Bazar l'après-midi du vendredi, pour écouter les discussions entre lui et ses amis venus le rejoindre à ce rendez-vous hebdomadaire, institué par lui depuis des années, ils commentaient ensemble l'actualité de la médina et se risquaient à débattre de sujets plus généralistes, en essayant de refaire le monde à leur manière. L'ambiance était solennelle dans une grande maison convertie en Bazar pour épater les touristes en quête d'un Kilim rare ou d'un pur Tapis R'bati. Lui s'était approprié une des pièces qui donnaient sur une magnifique fontaine au milieu de l'esplanade principale de la maison. C'était son bureau, soin coin de sieste et sa salle de réception. Il laissait ses convives en plein débat d'idées pour aller voir des clients qui venaient de rentrer avec leur guide, et s'assurer que celui-ci est, non seulement un officiel, mais qu'il est honnête! Et dans un français impeccable, il leur taillait la bavette, leur racontait l'histoire séculaire du Palais AL MANSOUR (c'est comme ça qu'il avait baptisé son Bazar, en référence à l'une des plus célèbres portes de la ville qu'avait construites le Roi Moulay ISMAÏL). Puis, avec une aisance déconcertante, il leur brossait le CV du tapis, de la porte antique ou du pouf authentique, sans jamais parler argent, à tel point qu'à la fin, payer leur nouvelle acquisition n'était plus qu'une formalité. Et le plus important pour ces touristes, était désormais de pouvoir raconter l'épopée de cet objet à leurs proches, une fois qu'il aura pris place dans leur salon. Et moi je restais tétanisé, subjugué et à la fois fier de la prestation de mon grand-père, car au moment où ces touristes sont rentrés dans son Bazar, ils n'avaient, a priori, aucune envie d'acheter un objet de valeur, mais de simples babioles en souvenir de leur périple au Maroc. Et comment vont-ils faire pour transporter un objet aussi volumineux, eux qui sont venus à quatre en R16, ou en bus? Qu'à cela ne tienne! "Laissez-moi votre adresse" leur disait-il, "et je vous expédie cela chez vous, sous quinzaine. D'ailleurs, regardez tous ces colis, ils partent pour Marseille demain matin". Et voilà! Le deal était conclu et les touristes étaient heureux d'être aussi bien servis. Mais ils ne repartiront pas avant d'avoir siroté un verre de thé préparé par ma Grand-mère, Lalla Tam, accompagné de cornes de gazelles juste arrivées du "Ferrane". Une fois les clients partis, Haj ALAMI, c'est comme ça qu'on l'appelait, revenait à ses amis qui ne s'étaient même pas aperçus de son absence, tellement ils étaient absorbés par leur débat. Et ça repartait autour d'un énième verre de thé et un autre thème, en attendant l'arrivée d'un autre client ou d'un groupe de touristes. Tiens il est déjà 13h00, et mon copain, n'est pas encore venu, il n'a même pas appelé pour s'excuser. Pourtant, ce n'était pas son genre de planter les gens, alors je me décide de lui passer un coup de fil avant de me lever. IL avait une excuse, il a raté son avion qui devait le ramener de Beyrouth, où il était en déplacement depuis quelques jours, alors on a remis cela à lundi matin dans son bureau cette fois-ci.
Pour ma part, je n'ai eu aucun regret, cette attente m'a permis de replonger dans mon enfance et de revivre ces instants magiques aux côtés de mon Grand-père, que Dieu ait son âme. D'ailleurs et si, l'occasion m'est donnée, je vous raconterai, volontiers, quelques anecdotes de cette période de mon enfance, les réunions hebdomadaires familiales entre hommes, celles entre femmes, le rituel annuel de préparation du "khlii", celui de la distillation de l'eau de rose et d'oranger, ou encore la cérémonie de retour du "Haj". Bref! Que des moments de pur bonheur!
Bon week-end!
Rafie…Heureux!
25 novembre 2005
Loi de finances 2006: service compris!
Tout a commencé il ya quelques semaines avec la divulgation (présentation au parlement oblige) des nouvelles dispositions en matière de fiscalité pour le cru 2006. On a décidé que les produits de première nécessité comme le beurre, le sucre, l'huile, le café ou encore l'eau passerait à une TVA unifiée de 20%, alors que certains étaient, jusqu'à présent soumis au taux de 7%, voire exonérés de TVA. Ensuite, et vu qu'il n'y a presque rien à privatiser, ni a gratter à la source en matière d'IGR, on a du user d'inventivité pour trouver des niches à taxer. Alors, au lieu d'instaurer un impôt sur la fortune, qui aurait allégé certains d'une surcharge pondérale appelée thésaurisation, on a du pencher pour une taxe supplémentaire sur l'infortune, du coup, on a pris le libre arbitre de "tirer sur tout ce qui bouge" (dixit Aujourd'hui le maroc). Et comme un malheur n'arrive jamais seul, les artistes peintres devront dorénavant trinquer, si par malheur ils sont obligés de faire appel à une galerie appartenant à l'état pour exposer leur état d'âme! Et Monsieur Achaâri, notre ministre de la culture trouve cela de bonne guerre, Selon lui, cette décision concerne uniquement ceux qui veulent vendre : «C’est tout à fait normal, puisque le ministère offre des services, ils ne peuvent pas faire un commerce sans payer quelque chose en contrepartie». Mohamed Achaâri affirme que cette décision est tout à fait justifiée. Un avis que les artistes sont loin de partager. Connaissez-vous des artistes qui exposent pour l'amour de l'art et n'attendent rien d'autre que de voir s'extasier les officiels et autres visiteurs du dimanche sur leurs toiles, sans intention d'en acheter? Et de quoi vivront-ils sinon de leur art? Arrêtez de nous bassiner avec cette langue de bois qui ne fait que conforter l'opinion que la majorité des marocains ont sur leurs gouvernement. Vient ensuite la bourse qui a connu depuis 2000 une certaine paix fiscale et qui lui a valu de renaître de ses cendres. Voilà qu'on a décidé maintenant qu'à partir du 1er janvier 2006, plus d'abattements fiscaux sur les plus values réalisées sur la cession des actions en bourse. En clair, que vous soyez "zinzins" (investisseurs institutionnels), entreprises cotées ou simples boursicoteurs du dimanche, vous devrez passer à la caisse à chaque transaction. Une belle initiative au moment où la bourse commençait à peine à reprendre des couleurs avec l'arrivée de grandes entreprises comme "Maroc Télécom" ou la "Lydec", et regagner la confiance des investisseurs. Drôle de péréquation que celle de vouloir à tout prix préserver les équilibres macro économiques en puisant dans les poches des moins favorisés économiquement. Et après cela on se plaint que le pouvoir d'achat ne décolle pas et que l'informel supplante et de loin l'économie dite formelle! Mon œil! Et comme une taxe peut en cacher une autre, on s'attaque également à une niche exotique en la personne des serveurs de cafés. En clair! Tout pourboire perçu par ces pauvres bougres devra faire l'objet d'une retenue par le patron au profit du fisc! J'en reviens pas! C'est probablement une nouvelle trouvaille du département des finances pour pouvoir financer de nouvelles galeries d'exposition pour taxer les artistes! Et que disent nos élus parlementaires qui sont sensés nous représenter au sein de l'hémicycle et défendre nos intérêts, vu que nous les avons élu pour cela? Et bien, ils applaudissent et votent à la majorité ces nouvelles dispositions de la loi de finances 2006, sans déposer ni motion, ni même une petite résistance juste pour la forme! Il est vrai, que parmi eux, il n'y a ni financiers, ni serveurs de café, ni artistes, et que, grosso modo, ces dispositions ne les touchent pas directement. Alors où est le mal?
Rafie...après le métro, c'est grand taxé!
24 novembre 2005
Le nouveau code de la route est arrivé!
Certes, il est de bonne guerre d'informer l'opinion publique sur les dispositions prises par le gouvernement pour juguler l'hécatombe que provoque chaque année les routes dans notre pays. Ceci dit, le rôle de la presse nationale c'est aussi d'informer et de sensibiliser, mais sur ce chapitre, je ne me rappelle pas qu'on ait pris la peine d'aller dans ce sens, mis à part quelques éditoriaux et une fièvre vite contenue, mais dénuée de tout sens civique et social, pendant les quelques jours que dure une campagne de prévention insipide avec des scénarios hollywoodiens pour les spots et des images figées pour l'illustration, comme si le temps s'était arrêté durant cette campagne. Bref! Le nouveau code de la route est un bon exercice de style dans son contenu, une inspiration studieuse de ce qui se fait ailleurs. Mais ailleurs, le taux d'analphabétisme frise le zéro, l'éducation civique se fait à la maternelle, et l'apprentissage du code de la route au primaire! Comme ça quand on gaule quelqu'un il a été prévenu. Ici, faudrait le renvoyer à l'école plutôt qu'en prison pour lui faire payer sa contravention. Ceci dit! Si vous avez peur de vous faire verbaliser, ou que vous n'avez pas les moyens de payer des contraventions mirobolantes, sachant que vous pouvez ne pas être en tort, car plusieurs élément exogènes pourraient fausser la donne sur ce chapitre. Alors, faites comme moi, prenez le métro!
Rafie…tout est permis!
Le chant du désert
"Voici un texte en prose inspiré d'un post qu'avait publié kb en juillet dernier, vous trouverez le texte original ici: Le chant du Muezzin
Merci kb pour tes posts, tu nous manques déjà. Reviens-nous vite!"
C’est le jour que le soleil se repaît d'une morsure granitique à trancher le flanc d'un erg. La faim de l'ogre n’est rien au plaisir qui gémit en silence, lorsque les portes du désert ouvrent l’infini du regard où s’échappent tous les secrets. Quelle ligne de dune mène vers demain ? Un souvenir d’enfance ou une blessure d’Eve ? Étouffante d’instants éphémères jetés en pitance à l’insaisissable de la folie.
C’est le jour que se parent les chimères de toutes les peurs pour la procession frénétique des élans de nos délires, à vibrer la membrane fragile du désespoir des hommes. Le soleil n’est qu’un leurre qui occupe le temps à décompter nos instants.
C’est le jour que les âmes, encore emprisonnées dans un corps en offrande à Hadès, se meurent à la mémoire qu’ils farfouillent de leurs doigts d’ivraie à la recherche des miettes de nos essences vraies. La vie n’est qu’un leurre. Au chevet du grabataire, le jour au visage immaculé conte la douleur.
C’est le jour qui détale au rythme de l'Amzad*, un mirage improvisant de belles arabesques à la gloire d'une femme, éparpillant nos rêves à l'emprise du zénith lorsque l’espoir s'en va. La lune est un leurre car le jour n’est pas loin. Caché sous les pierres, il reviendra demain. Mais, serais-tu là encore demain?
Rafie…apprenti!
*Instrument favori des femmes Touarègues, il s'appelle Imzad au nord et Amzad au sud.
1 novembre 2005
J'ai changé d'adresse. Patientez, vous allez être redirigé
Merci à tous ceux qui m'ont supporté dans ma période bleue.
Rafie...Dima Dima!
11 août 2005
Vague à l'âme

Encore une autre nuit à cultiver l'espoir, tel un "touareg" voulant faire pousser de l'herbe loin de son oasis. Je creuse et fouille dans les abysses de ma conscience à la recherche d'une trame pour me délivrer de toi. Je n'ai plus de ressources, tes sermons ont tarit mes sources. Tes propos ont fauché ma foi, je ne crois plus à rien, je suis las, j'attends et je contemple mon infortune. Pourtant, il y a encore quelque temps, du temps où j'avais encore quelques deniers, tu ne refusais point mes avances. Tu disais que la richesse était celle de l'âme! Dieu merci! Celle-là…personne ne me la prendra. Ce soir, j'ai voulu te couvrir de présents, cueillis dans le jardin de mon inspiration, mais à mon grand regret, tu n'as pas daigné les consacrer. Ma prose est mon exutoire, et ma verve mon argument. Si ce soir j'écris dans le désespoir, c'est que je ne sais guerre faire dans la fiction. Même si par un fécond hasard, je peux écrire une épopée de mon imagination.
Ces propos que je colporte, ne sont point une complainte. Mes amis, vous en êtes témoins. Si un jour, par la grâce de Dieu, il m'arrive de vous conter, je vous relaterai un temps où j'exaltais. Je vous raconterai l'histoire de ce pèlerin qui partit à la quête de son destin, chevauchant l'espoir comme monture et prenant la passion pour nourriture. Je vous raconterai… Je le jure!
En panne
Pourtant, ce n'est pas l'envie qui me manque, surtout après tous les témoignages d'amitié que vous m'avez faits, à travers vos commentaires.
Je suis de nature sensible (enfin, c'est ce qu'on dit de moi!) et quand je suis à fleur de peau, comme c'est le cas ces jours-ci, je n'arrive pas à me concentrer sur l'écriture. Je ne veux pas écrire pour écrire, et je n'ai jamais constitué, comme on dit dans notre jargon, de "frigo", pour les jours maigres comme ceux-ci. Mais j'ai encore de la ressource, que je puise dans mes tribulations. Alors patience et merci pour votre soutien.
5 août 2005
Aller simple
L'idée de ce projet est simple: chaque jour si le temps me le permet, j'avancerai d'une page, d'une séquence ou d'une situation précise, en fonction de l'idée, des commentaires que vous aurez postés, des conseils ou de la direction que vous souhaiteriez donner à cette histoire.
Pour la suite… Qui vivra verra! Merci en tous cas pour votre soutien et que l'aventure commence! bienvenues dans le monde magique de la science fiction!
Pour le lien vers le roman c'est ici: Aller simple
4 août 2005
Réminiscences

Elle est là… debout devant mes yeux inondés, elle me fixe comme un chien de faïence, croyant que je dormais. Non, Madame, ces yeux ne sont pas clos pour quérir une quelconque rêverie ; car, seuls les cœurs apaisés ont la liberté de rêver. Moi madame, je songe, il est vrai, mais je ne suis même pas assoupi. Je ferme les yeux, il est vrai, mais juste par crainte que tu voies mes larmes couler. S'il m'était possible de te raconter, nous serions deux à en pleurer, mais toi, Madame, tu as oublié que j'existais, alors à quoi bon t'embarrasser. Mais saches madame, que ces yeux qui n'avait d'yeux que pour toi, n'ont jamais fait couler autant de larmes qu'en cet instant.
Assieds-toi, et dans ce silence absolu, essaye d'écouter mon cœur, tu verras qu'il ne bat plus la chamade, comme au temps où tu avais le temps de le remplir de joies. Mais ce temps-là, est révolu, tu l'as effacé, gommé, et avec, tous mes desseins. Alors, à quoi bon s'acharner à vouloir faire ressusciter cet impossible amour…
Tiens! Voilà que ma coupe se vide, je me penche vers l'alambic, me distiller quelques gouttes de ce breuvage bénit, histoire de me faire une raison, et voir défiler les saisons, jusqu'à l'automne de ma vie, qui hélas approche à grands pas!
Rafie…Et la tendresse bordel!
3 août 2005
Supplique

Tu vois ce que tu as fais de moi? Un amant sans sacerdoce, un vagabond, le vague à l'âme, un SDF de la providence. Frustré dans mes sentiments, dépouillé de ma foi, comme à un chevalier déchu de son rang. J'arpente les méandres de la déliquescence, ramolli, je touche le fond, et dans un ultime soupir, je prononce ton nom.
Pourquoi tant de haine et d'indifférence? Pourquoi me retenir si ça n'a plus de sens?
Si j'ai arrêté de sourire, c'est parce que je ne peux plus vivre, si je n'arrive plus à dormir, c'est parce que rien ne me rend plus ivre. Alors, il me reste ce dernier soubresaut, tel un croyant lâcherait avant le dernier saut, se préparant à rencontrer le créateur, pour lui pardonner ses erreurs.
Pitié! Je ne suis qu'un humble mortel ici bas. J'inspire le temps qui passe pour ne retenir que les effluves de ta vanité, insipide mais rémanente. N'as-tu point de compassion? Connais-tu le pardon ? Dieu, pourtant, dans sa miséricorde, accorde bien l'absolution au plus rebelle de ses sujets… Pourvu qu'il la réclame. Mais moi, je me sens comme un bagnard, déporté de mon cocon, apatride, banni de la phratrie de Cupidon. Spolié de mon droit d'aimer.
Alors, je m'en remets à toi, et te conjure pour une fois, peut-être pour la dernière fois, de revoir, ne serait-ce qu'une fois, s'il n'y a pas de place pour moi, juste dans un coin de ton cœur, une alvéole… Que dis-je! Juste un petit recoin où je pourrais prendre retraite, pour enfin, enfin arrêter de penser à toi, et écouter le mien battre tant qu'il le pourra encore!
Rafie...damoiseau contemporain!
2 août 2005
Insomnie

Il est tard, je n'arrive pas à basculer de l'autre côté du miroir. L'insomnie s'invite à la célébration de ma solitude. l'obscurité du spleen aveugle mes sens, je radote comme un vieux vinyle le même refrain, tétanisé à l'idée que je ne suis plus qu'un simple vassal à la solde du dictat de l'indifférence. Mes amis, si vous voyez passer un quelconque marchand de rêves, dites-lui de me faire crédit de quelques illusions en guise de trêve. Car, de devise je n'en ai point, mes ressources sont parties avec mon entrain.
1 août 2005
Chimères
Encore une nuit à crier ma douleur aphone, grisé par ton absence, Intoxiqué par tant d'indolence, fatigué de m'accrocher aux dentelles qui pendent de ton insouciance. Je zappe sur les ondes de mes souvenirs, aigri du peu de crédit que tu me prêtes, alors que je suis ton débiteur et qu'aucun trésor ne pourrait combler.
Encore une nuit à boire jusqu'à la lie, et voir dans le creux de mon verre défiler ma vie.
Encore une nuit à chercher refuge, dans les vers d'un autre débauché qu'on nomme le poète maudit!
Maudite soit la nuit où j'ai cherché ma muse, l'aurore qui suivit ne fut qu'une succession de visions boréales, aux antipodes de mes inspirations.
Maudit soit l'instant, ne fut-ce que la fraction d'un laps temps, qui me suggéra que tu aurais pu être cette douce moitié sur laquelle j'aurai pu poser mon âme pour l'éternité… Je suis fatigué!
Rafie…inassouvi
29 juillet 2005
Faites l'Amour pas la Guerre!
"Faites l'amour pas la guerre" disait le slogan à un moment où les jeunes adultes sentaient qu'il était temps, enfin, de libérer les mœurs. Mais qui dit libérer les mœurs ne dit pas forcément faire l'amour avec n'importe qui! Le discours était clair.Cependant, l'infidélité n'est pas l'apanage des hommes, ni la conséquence d'une routine fatale qui s'installe à force de petites choses répétitives et répétées qui deviennent légion. La routine engendre la mal vie qui peut, au meilleur des cas, aboutir à la rupture, pure et simple. Mais l'infidélité à mon sens est un comportement psychologique qui s'apparente plus au syndrome d'Œdipe, qu'à une quelconque recherche hypothétique de nouvelles sensations où de je ne sais quelle autre excuse pour justifier un acte d'insubordination conjugale. Le mariage est une institution, une invention purement sociologique dont la finalité était de pouvoir asseoir un concept civilisationnel et répondre à un impératif de sédentarisation. Il fallait bien que les gouvernants trouvent quelque chose à régenter, en l'occurrence une société avec des normes établies dont fait partie la famille, avec un chef qui lui-même a le devoir de gouverner au sein de son foyer. Maintenant les rapports qui se tissent entre un homme et une femme, ou vice et versa, commencent par une réaction purement chimique, une flamme qui s'anime parfois au premier regard, souvent au premier contact. Mais comme toute lueur, elle n'est pas éternelle. Et pour qu'elle puisse briller encore longtemps et longtemps, il faut la nourrir et l'entretenir, et les recettes ne manquent pas. Mais quand on ne sait pas faire la cuisine on se contente d'un sandwich ou on va au restaurant! (ça c'était pour la note d'humour).
27 juillet 2005
Robaiyat

J'étais en train de faire du ménage dans ma paperasse électronique, histoire de dépoussiérer mon PéCé, lorsque je suis tombé sur ces quelques quatrains du maitre Omar Khayyâm. C'est ma "béa" de la journée, car je l'ai passée à prendre du recul sur une question qui me taraude ces jours-ci. Si j'ai le courage j'en parlerai une autre fois dans ce blog, en attendant:
Ce que je veux, c’est une goutte de vin couleur de rubis et un livre de vers,
Et la moitié d’un pain, assez pour soutenir ma vie.
Et si je suis alors assis près de toi,
Même en quelque lieu désert et désolé,
Je serai plus heureux que dans le royaume d’un sultan.
……
En t’aimant j’encours des reproches pour cent péchés,
Et si je manque à cet engagement, je paie une amende.
Si je reste fidèle toute ma vie à ta cruauté,
Plaise à Dieu, j’ai un fardeau moins lourd à porter jusqu’au jour du jugement.
26 juillet 2005
Concours de circonstances!
Résultat des courses, vous ne saurez jamais qui aura été le vainqueur de ce concours de beauté que j'ai retiré de mon blog!
25 juillet 2005
Pardon ma fille!
J'ai l'impression, chaque matin, quand j'allume ma télé pour voir ce qui se passe dans le monde, de regarder un extrait d'un film de série B. Entre La flambée des cours de pétrole, les assassinats perpétrés au nom d'ALLAH, et les procès de pédophiles, la météo me paraît comme une bouffée d'air frais, tellement je suffoque! Après j'ai du mal à commencer ma journée, comme si j'avais avalé un litre de café au lait, avec un kilo de ch'fenj froid! Je sors enfin de ma chambre et je croise ma fille, le sourire aux lèvres, insouciante et heureuse qu'une nouvelle journée commence! L'innocence d'un enfant me glace, mais ne me laisse pas de marbre! Et je me ressasse encore la même question que je me pose depuis longtemps: que sera ton monde, une fois débarrassé des croisés, des mécréants, des musulmans modernes et autres adorateurs de la vie? Que sera ton monde ma fille, une fois que l'épée du D'jihad et les voitures piégées auront eu raison de la démocratie et de la liberté? Que sera ta vie ma puce, quand on aura éteint ta télé, voilé ton joli minois, et qu'on t'aura cloitrée dans une cellule conjugale? Moi, je ne serai peut-être plus là, mais j'emporterai avec moi la responsabilité du choix de t'avoir mise au monde (ou plutôt dans ce monde), et le regret d'avoir dû t'infliger ce sort que tu n'aurais pas eu à choisir.
Quelqu'un a dit un jour: "La terre ne nous appartient pas, nous ne faisons que l'emprunter à nos enfants". Mais si les choses continuent à cette allure, je ne vois pas ce qu'ils pourront récupérer une fois que les adultes auront fini de sévir.
Je ne suis pas pessimiste ni ne dramatise les choses, la réalité est là! Flagrante et triste à mourir. Alors, j'ai peur pour demain, pour nos enfants, pour notre pauvre petite planète! Et je me demande si Dieu, dans toute sa puissance, n'est pas au courant de ce qui se passe sur cette terre promise! Alors je me dis que peut-être il n'a pas la télé! Mais il doit lire quand-même les journaux! A moins qu'un kamikaze n'ait fait péter sa boîte aux lettres?
A demain!
21 juillet 2005
Le boucher qui dîne avec des navets
Ceci dit, je tâcherai d'être le plus discipliné et le plus régulier possible à l'avenir (conseil ;) )!
Il paraît que l'argent appelle l'argent! Je viens de le vérifier cette semaine à mon grand regret, moi qui n'arrive pas à joindre les deux bouts (même si je ne reste pas assis toute la journée!). En grandes pompes (toutes neuves) la LYDEC a fait son entrée en bourse ce lundi après un succès phénoménal lors de la souscription, et dire que tout le monde se plaint de ne pas avoir d'argent! Voilà qu'en deux séances le titre gagne plus 40% en deux jours! Quelle performance insolente!
Pourquoi je vous parle de ça? Et bien tout simplement parce que mon métier qui ne me permets pas de joindre les deux bouts consiste en fait, à suivre le marché boursier marocain et de commenter tous les jours à la télé les résultats des entreprises. Je savais que LYDEC allait faire un carton, d'ailleurs c'était un secret de polichinelle. Et le plus anecdotique dans tout cela, c'est que ce sont ces mêmes personnes qui se plaignent de ne pas avoir de liquidités qui se sont ruées vers l'or blanc! Maintenant, je ne vous cache pas que j'étais tenté d'emprunter un peu d'argent à très court terme, faire une opération spéculative, un aller-retour furtif, histoire de me faire un peu d'oseille pour pouvoir joindre au moins un des deux bouts, mais j'ai trouvé personne pour m'avancer les ingrédients de cette recette miracle! Alors je me suis contenté de m'identifier à l'adage marocaine qui dit: "Guezzar ou m'aachi belleft", traduisez pour les besoins de la mondialisation: "Boucher de son état, mais obligé de dîner avec des navets sans oseille en guise de Tagine".
Et comme dirait mon ami Salim: A demain, si vous le voulez bien!
