5 août 2005

Aller simple

Aujourd'hui je me suis penché sur une nouvelle forme d'écriture, un rêve que je caresse depuis des années. Mais ce rêve pourra devenir réalité que grâce à vous, je m'explique. J'ai commencé à écrire quelques ligne juste dans un exercice de style dans sa forme la plus simple, et comme je suis un grand amateur de science fiction, e me suis penché sur le genre. Mais je ne connais rien dans les techniques d'écriture, car il y en a. En plus, je ne savais pas où cette aventure allait me mener, n'ayant aucune idée de la suite à donner à cette histoire, alors l'idée m'est venue partager avec vous ce travail. Une occasion d'apprendre avec vous, et une manière de créer un travail collaboratif, pour ceux que ça intéresse, du moment que Internet le permet.
L'idée de ce projet est simple: chaque jour si le temps me le permet, j'avancerai d'une page, d'une séquence ou d'une situation précise, en fonction de l'idée, des commentaires que vous aurez postés, des conseils ou de la direction que vous souhaiteriez donner à cette histoire.
Pour la suite… Qui vivra verra! Merci en tous cas pour votre soutien et que l'aventure commence! bienvenues dans le monde magique de la science fiction!

Pour le lien vers le roman c'est ici: Aller simple

4 août 2005

Réminiscences



Elle est là… debout devant mes yeux inondés, elle me fixe comme un chien de faïence, croyant que je dormais. Non, Madame, ces yeux ne sont pas clos pour quérir une quelconque rêverie ; car, seuls les cœurs apaisés ont la liberté de rêver. Moi madame, je songe, il est vrai, mais je ne suis même pas assoupi. Je ferme les yeux, il est vrai, mais juste par crainte que tu voies mes larmes couler. S'il m'était possible de te raconter, nous serions deux à en pleurer, mais toi, Madame, tu as oublié que j'existais, alors à quoi bon t'embarrasser. Mais saches madame, que ces yeux qui n'avait d'yeux que pour toi, n'ont jamais fait couler autant de larmes qu'en cet instant.
Assieds-toi, et dans ce silence absolu, essaye d'écouter mon cœur, tu verras qu'il ne bat plus la chamade, comme au temps où tu avais le temps de le remplir de joies. Mais ce temps-là, est révolu, tu l'as effacé, gommé, et avec, tous mes desseins. Alors, à quoi bon s'acharner à vouloir faire ressusciter cet impossible amour…

Tiens! Voilà que ma coupe se vide, je me penche vers l'alambic, me distiller quelques gouttes de ce breuvage bénit, histoire de me faire une raison, et voir défiler les saisons, jusqu'à l'automne de ma vie, qui hélas approche à grands pas!

Rafie…Et la tendresse bordel!

3 août 2005

Supplique



Tu vois ce que tu as fais de moi? Un amant sans sacerdoce, un vagabond, le vague à l'âme, un SDF de la providence. Frustré dans mes sentiments, dépouillé de ma foi, comme à un chevalier déchu de son rang. J'arpente les méandres de la déliquescence, ramolli, je touche le fond, et dans un ultime soupir, je prononce ton nom.
Pourquoi tant de haine et d'indifférence? Pourquoi me retenir si ça n'a plus de sens?

Si j'ai arrêté de sourire, c'est parce que je ne peux plus vivre, si je n'arrive plus à dormir, c'est parce que rien ne me rend plus ivre. Alors, il me reste ce dernier soubresaut, tel un croyant lâcherait avant le dernier saut, se préparant à rencontrer le créateur, pour lui pardonner ses erreurs.

Pitié! Je ne suis qu'un humble mortel ici bas. J'inspire le temps qui passe pour ne retenir que les effluves de ta vanité, insipide mais rémanente. N'as-tu point de compassion? Connais-tu le pardon ? Dieu, pourtant, dans sa miséricorde, accorde bien l'absolution au plus rebelle de ses sujets… Pourvu qu'il la réclame. Mais moi, je me sens comme un bagnard, déporté de mon cocon, apatride, banni de la phratrie de Cupidon. Spolié de mon droit d'aimer.
Alors, je m'en remets à toi, et te conjure pour une fois, peut-être pour la dernière fois, de revoir, ne serait-ce qu'une fois, s'il n'y a pas de place pour moi, juste dans un coin de ton cœur, une alvéole… Que dis-je! Juste un petit recoin où je pourrais prendre retraite, pour enfin, enfin arrêter de penser à toi, et écouter le mien battre tant qu'il le pourra encore!

Rafie...damoiseau contemporain!

2 août 2005

Insomnie



Il est tard, je n'arrive pas à basculer de l'autre côté du miroir. L'insomnie s'invite à la célébration de ma solitude. l'obscurité du spleen aveugle mes sens, je radote comme un vieux vinyle le même refrain, tétanisé à l'idée que je ne suis plus qu'un simple vassal à la solde du dictat de l'indifférence. Mes amis, si vous voyez passer un quelconque marchand de rêves, dites-lui de me faire crédit de quelques illusions en guise de trêve. Car, de devise je n'en ai point, mes ressources sont parties avec mon entrain.

1 août 2005

Chimères

Image: Baudelaire peint par Courbet


Encore une nuit à crier ma douleur aphone, grisé par ton absence, Intoxiqué par tant d'indolence, fatigué de m'accrocher aux dentelles qui pendent de ton insouciance. Je zappe sur les ondes de mes souvenirs, aigri du peu de crédit que tu me prêtes, alors que je suis ton débiteur et qu'aucun trésor ne pourrait combler.
Encore une nuit à boire jusqu'à la lie, et voir dans le creux de mon verre défiler ma vie.
Encore une nuit à chercher refuge, dans les vers d'un autre débauché qu'on nomme le poète maudit!
Maudite soit la nuit où j'ai cherché ma muse, l'aurore qui suivit ne fut qu'une succession de visions boréales, aux antipodes de mes inspirations.
Maudit soit l'instant, ne fut-ce que la fraction d'un laps temps, qui me suggéra que tu aurais pu être cette douce moitié sur laquelle j'aurai pu poser mon âme pour l'éternité… Je suis fatigué!

Rafie…inassouvi