23 juin 2008

Publi..vers!


Ouvrir mon cœur est une affaire de Pandore ! La boîte tré…bûche, elle n’a rien à m’apprendre ! Mémoire de masse, inconsistance, libérée par ta tête pausée sur mes épaules !
Tu comptes et décomptes le temps, comme une empreinte, figée à l’orée de mon inconvenance ! Tu me regardes, tes yeux me transportent sur un autre continent, celui de l’inter-dit ! Je me diligente et me fais chantre, dans le noir absolu de nos désires quand tu acquiesces ! Le bonheur est proche, tellement proche qu’on oublie cette lumière déconvenue ! Je te découvre alors que tu me couves ! Un brin de lumière ne fait pas la différence !
Tu l’as si bien dis !Tu trembles de désir, je me contente et contemple ton plaisir ! Je suis fan de toi ! Fou de toi ! Je suis redevenu MOI ! Grâce à TOI ! Pourvu que je puisse toucher ton émoi !

Rafie…est pris de toi

16 juin 2008

Rendez vous !


Tu l’interpelles et tu le mêles, lui le rebelle sous tes dentelles ! Tu le convoites et l’ensorcelles, pour le ramener dans ta chapelle… Lui ne pense, crois-tu, qu’à ses escarcelles. Il fait mine de ne pas détoner ! Le contraire, t’aurait étonné.
Le rouge fait grise mine, quand le noir brille à la recherche de la lumière !
Ses mots scintillent comme un diadème inachevé ! Il est vrai, les paroles lui manquent...Pas les propos! Puritain, qu’il est ! Pure damoiselle que tu es !
Ses doigts effleurent tes sentiments…. Toi tu veux plus d’empathie ! Il se tourne, se retourne et oublie la route de ses déroutes! Tu lui prends la main, la pause sur tes cheveux, comme on pause une couronne sur la tête d’une promise !
Tu es zen, pour une fois ! Tu es complice car tu as la foi !
Lui tempère ! Ses doigts s’animent et tu le vois ! Les yeux fermés tu le conçois !
Le reste est une histoire entre lui et toi! Car ce secret n’a de valeur que le plaisir qu’on s’octroi !

Rafie…démon…stratifié !

29 mai 2008

Emphase

Je suis phénix, j’ai brulé mes ailes, incendié mes rêves, fais coulé ma sève, muselé ma verve, sans jamais avoir connu de trêve! Je suis mort ! Calciné, réduit en cendres, embaumé, pour la forme, mis en bière pour la norme…mais jamais inhumé !
Tu es venue un soir de printemps, l’hiver venait de rendre sa parure à son hôte. Moi, je continuais à m’observer, amorphe comme une pitance dévorée par le temps ! Ah…ce prédateur !
Tu t’es baissée et de ta main frêle, tu as touché mes cendres, encore souillées par ce feu qui croyait m’éteindre à jamais !
La chaleur de ton corps a suffit à raviver chez un phénix, ce qui ne meurt jamais… Sa conscience !
Les battements de ton cœur, le souffle de ton âme et l’énergie que tu clames. Tes soupirs et tes complaintes, ton sourire et tes craintes. Ton regard apaisant et ton discours engageant. Tes colères sans mesure et ton aplomb sur mesure….
Que de re…sources, à faire renaître un phénix de ses cendres ! Je ne sais plus à quel sein me vouer, je croîs, et me vois déjà les ailes repousser. Pourvu que tu prennes la tangente, car vouloir me lisser comme une courbe, je me braque !


Rafie… Reviendu de loin !

19 octobre 2007

Chinoiseries



Vers minuit la veille*, un petit mail, histoire de recadrer:

"http://rafie-shaki.blogspot.com/
Voilà, je me déshabille pour toi! ;)
Le feras-tu demain pour moi?
Moi, j'ai envie de toi! Et toi?"

Réponse par texto vers 11h53:
"Hello ce soir pas possible t appelle plus tard. Gross biz"

J'avais bien compris que la première des choses qu'elle fait en arrivant au bureau vers les 06h00 du matin, c'est de consulter ses MAILs et de répondre au plus urgent! Du moins, c'est ce qu'elle m'avait confirmé la veille.

A 12h00 moins quelques minutes, cette histoire allait tourner au " majong"!
Heureusement, que des aléas, style "je suis indispo" auraient suffis à calmer l'ardeur… d'un mec! Tout court! Encore faut-il parler un autre langage que celui des dominos! Mais pourquoi chercher midi à quatorze heure moins le quart?

Le " majong", c'est une histoire de patience, un texto suffit! Et tout est dépeuplé, ma couche y compris!

* je précise, que tout était sous entendu!

Rafie… Jeu présume!

P.S. Merci de m'avoir planté! Mauvaise graine, Và!

Sans titre!

Il y a un titre qui me taquine depuis des semaines et que je voulais utiliser comme accroche pour un billet, en prose ou à cause d'une surdose! Sauf que comme je suis plus porté sur le bavardage que sur le titrage, le contenu de ce titre ne vient pas!

La première fois, l'idée m'est venue, après avoir vécu, une expérience sentimentale avec une femme engagée, ou du moins vouée, sans être réellement dévouée! A l'époque, je précise, des fois qu'elle me lise et pense que je culpabilise. Mais j'avais peur que la consonance du titre ne prenne des tournures purement charnelles. J'avais commis un croquis de cette ébauche, mais je me suis ravisé, dans la perspective d'en faire un billet.
Quelques semaines après, Ramadan aidant, j'en ai fait un cheval de batail. La monture ne fut qu'épopée, et ma muse une volonté. Je suis arrivé à convaincre sans séduire et vice et versa!

En fait,
La raison aurait voulu que je l'associe à une actualité politique, qui m'aurait value plus que des commentaires! Des critiques.
Je me tâte toujours! Les neurones des fois que…

C'est grave Docteur?

Rafie… Détournement de Majeure!

16 octobre 2007

Le Lycée de mon Père



7h du matin. Réglé comme une horloge de maître, le même rituel qui dure depuis la maternelle et qui durera jusqu'au dernier jour des examens du bac. Dans son costume gris foncé, porté avec une chemise claire et une cravate sans motifs, des souliers impeccables comme le reste. Il frappait à la porte de ma chambre pour me réveiller et me préparer pour l'école. Comme tous les matins, je n'avais pas encore terminé mon rêve, ou du moins, me semblais-t-il, alors je lui répondais et aussitôt essayais de me renvoyer là où je m'étais arrêté avant d'oublier le reste. Lui, il a appris avec le temps, et revenait à la charge, quelques minutes après, pour m'arracher du lit, et par conséquent à mon rêve. Si je suis relativement ponctuel aujourd'hui dans mes rendez-vous, c'est beaucoup grâce à lui. Il avait la responsabilité d'être présent à l'ouverture de son établissement après nous avoir déposés à l'école, mon frère et moi.
Le jour le plus béni pour moi, était quand Maman, pour une raison ou pour une autre, ne préparait pas le petit déjeuner, ou quand nous avions le crédit de pouvoir demander cela à Papa et l'obtenir. Ce matin là, il nous déposait non pas devant l'école, mais à quelques mètres de là, devant le vendeur de beignets (Ch'fenj). Tout un rituel, et ce qui me fascinais le plus, c'était l'aisance avec laquelle le maître ch'fenji prenait délicatement la pâte, la malaxait avec un mouvement pittoresque d'une main, pendant que l'autre retournait avec une pince mon beignet dans la poêle! Ensuite, la même main qui tient la pince détachait une boule de la préparation, et en un tour de magie, la transformait en un anneau on dirait une mini bouée, qu'il déposait délicatement dans l'huile bouillante, comme s'il ne voulait pas la froisser. Le jour où j'avais deux pièces de 20 cts, je pêchais par gourmandise et en prenais deux. Pendant ce temps, Mon père se rendait à son lycée, à l'autre bout de la ville comme tous les jours, à l'heure, et comme tous les jours, depuis toujours.
Il n'avait pas choisi le métier de proviseur. Ses études à l'Université Al Karaouyines, et son érudition naturelle le destinaient à une carrière dans la magistrature. C'est ce qu'il souhaitait en tous cas.
A l'époque, il n'existait pas encore dans notre pays d'université qui préparait à cette fonction en arabe. Il lui restait alors la possibilité de partir au moyen orient. Mais, par manque de moyens, il a finit par accepter un poste d'intérimaire au lycée EL Mers à Meknès. Poste qu'il a occupé par ailleurs, pendant des années après.
La première fois que je me suis rendu à son travail, c'était par accident. Un oncle à moi, qui était prêt à accomplir n'importe quel bonne action, pourvu qu'on lui donne une voiture pour la conduire, devait m'emmener chez le dentiste, puis me ramener, moi à la maison, puis la voiture à mon père. Il était presque tard; mon oncle a décidé alors de m'emmener moi et la voiture à mon père. Arrivés au lycée, il me laisse dans la coccinelle et rentre le voir dans son bureau. Quelques minutes plus tard, j'aperçois papa qui s'avance vers la voiture et me demande de descendre. Ce que j'ai fait aussitôt. Il me prend par la main et me guide vers son bureau. C'était une vaste pièce avec un plafond aussi haut que le firmament, et des murs peints en bleu ciel, qui n'en finissaient pas de monter. En face, un tapis R'bati, usé par les exposés des profs et des étudiants préfigurait, avec deux chaises en sky noir, une table de travail en bois massif sur laquelle étaient posés quelques babioles bien ordonnées et un téléphone qui ressemblait à un massicot, tellement il était massif. Il s'est assis alors derrière, m'a regardé et m'a demandé de m'asseoir. Aussitôt posé sur la chaise, j'ai levé mes yeux vers lui pour apercevoir trônant sur sa tête, le portrait du souverain Hassan II à l'époque, et juste à sa droite, celui de Mohamed V, tous les deux en noir et blanc. Il m'a regardé de derrière ses lunettes style années 50 et m'a tendu un stylo et quelques feuilles en m'exhortant de m'occuper, jusqu'à ce qu'il ait finit son travail, comme s'il avait deviné ma vocation. Mon oncle lui, avait disparu, il avait compris. Mon père ne semblait pas gêné que je sois là, sauf qu'il n'avait pas l'habitude. Ce qui était tout à fait légitime. Mais en même temps, chaque fois qu'un de ses collaborateurs entrait, après avoir frappé à la porte, sur laquelle il y avait marqué, ah, j'avais oublié, Le Directeur! Mon père, s'empressait de me présenter à lui, avec enthousiasme, comme son fils ainé.

Quand il a été muté à Tétouan, une envie de turnover pour lui, et qu'il nous a installés dans sa maison de fonction qui se trouvait dans l'enceinte du lycée, il n'avait plus le choix que de nous avoir entre ses pattes. A tel point, qu'avant la fin de la première année scolaire, on faisait partie des meubles.
Le lycée Cadi Ayyad à Tétouan était à lui seul un univers à part, chargé d'histoire et de mystères. D'abords, il y avait le gardien "sidi Mohamed", un quinquagénaire, pure produit du nord avec des traits andalous et son tarbouche rouge. Il était petit de taille et bien potelé, mais respecté et craint, aussi bien des étudiants que du personnel du lycée. Il faisait lui aussi partie des vestiges, il habitait avec sa famille l'autre aile de l'établissement dont il connaissait le moindre centimètre carré. IL avait toujours dans sa poche un sachet en plastique transparent, une sorte de bourse, remplie de pièces de monnaie et jurait par tous les dieux, qu'à chaque matin au réveil, il trouvait son sachet rempli de pièces alors qu'il l'avait vidé lui-même la veille. IL était tellement persuasif, que nous avons fini par le croire, mon frère, les enfants du surveillant général et moi. Le plus âgé d'entre nous avait 11 ans, mais avions nous le choix? Ce qui ajoutait du crédit à ce qu'il racontait; car il nous parlait souvent d'esprits aussi; c'était l'immensité de l'établissement et son état de délabrement qu'aucune doléance à l'administration centrale n'avait trouvé écho. Il y avait également son terrain de foot aux normes professionnelles mais sans gazon ni gradins, sa piscine olympique qui terminait l'allée principale bordés de sapins devenus anorexiques, qui se lézardait à vue d'œil, et constituait un danger pour les riverains la nuit. Les laboratoires et salles de TP dans l'aile gauche ressemblaient à des salles de cours pour épouvantails avec le mobilier qui va avec.
Mais le plus triste dans cette histoire, et je ne vous raconte pas les épaves des voitures dans lesquelles nous avons fait nos premier tours de volant et reçus nos premières morsures de bestioles; le plus triste était l'état dans lequel se trouvait le théâtre du lycée Cadi Ayyad. Un bijou d'architecture construit en 1940 et laissé à l'abandon dès la fin des années 60.
Je m'imagine des fois, du temps où cette institution était fréquentée par les espagnoles, même si je ne l'ai pas vécu. Le soir d'une représentation ou d'une projection, le marbre qui tapissait les deux halls du rez-de-chaussée et du premier étage devait briller comme un miroir et les cuivres astiqués renvoyer la lumière des lustres impériaux qui pendaient d'un plafond magistral, immaculé et garni de sculptures sur plâtre. La salle était sur deux niveaux avec une scène généreuse sur laquelle devaient pendre des rideaux immenses d'un rouge carmin, brodés de dentelles dorées, et qui devaient attendre les trois coups avant de se dérober. Les tapisseries au mur et la voûte de la salle devaient raconter des épopées lointaines de guerriers partis à la conquête de nouveaux mondes. Quelle fresque ce devait être!

De tout ce spectacle, il ne restait plus que des débris de plâtre dont a eu raison l'humidité, des sièges, quand ils ne sont pas recouverts par une épaisse couche de poussière, exposaient leurs ressorts déglingués comme s'ils vomissaient leurs tripes. Des rideaux en lambeaux qui tenaient encore par miracle et une salle de projection tournée vers le passé avec des machines pour qui le temps s'était arrêté de tourner.
Quel gâchis! Un génocide artistique devant lequel je passais au moins deux fois par jour pendant 2 ans, car nous habitions au dessus. Imaginez la frustration.
Mon père a fini par rentrer à Meknès, et nous avec, car personne ne se préoccupait de redonner ses lettres de noblesses à ce monument. Les gens devaient avoir plus urgent à gérer. C'est ce que je m'étais dit à l'époque. Mais lui, il préféré, à son grand regret, troquer cette épave pour laquelle il n'entrevoyait plus aucun espoir, contre un bunker, en guise de nouvel établissement. En ce temps là, avec l'argent de bienfaiteurs comme la "BIRD", les architectes formés au carré s'en donnaient à cœur joie à tracer des lignes et des colonnes en trois dimensions pour former des classes, puis un lycée. Les courbes et expressions artistiques ne devaient pas faire partie de leur cursus. Mais sont-ils à blâmer?

Maintenant je me pose la question: "Et si mon père n'avait pas accepté de remplacer un proviseur appelé pour d'autres fonctions à Rabat, il n'aurait peut-être jamais rencontré cette jeune étudiante dans son lycée, qu'il allait épouser quelques mois plus tard et qui allait devenir Maman".

Mais ça c'est une autre histoire que je vous raconterais un jour, s'il me reste encore du papier que m'a donné mon père, la première fois que j'ai visité son lycée.

Rafie… conte à rebours!

15 octobre 2007

Altruisme


Dessin par PHIlippe GELLUCK

Il était 17h00 quand j'ai reçu un appel "masqué" sur mon portable. D'habitude, je ne réponds jamais quand le numéro du correspondant n'apparait pas. Mais ce jour là, je ne sais pas pourquoi, sans hésiter, j'ai décroché le téléphone, pour entendre la voix d'un inconnu. Il se disait le fleuriste du marché et me demande, si j'étais bien le mec qu'il pensait que, je suis. Je lui ai répondu qu'effectivement, c'était moi! Il me demande alors de passer le voir dès que je le pouvais. Un long biiip, s'en suivit, puis la communication a coupé. J'ai compris qu'il appelait d'une cabine.
Je suis aussitôt sorti du bureau, j'ai pris ma voiture et je me suis rendu au marché, sans me poser de question. Arrivé sur place, je l'aperçois au milieu de ses bouquets "prêt-à-apporter" et je m'empresse de lui demander de quoi il s'agissait au juste. Comme voulant faire durer le suspens, il me prend par la main et me traîne avec lui jusqu'à un coin où se trouve un carton fermé et me dit: "Je ne savais pas quoi en faire et je ne veux pas qu'on lui fasse du mal. Il se saisi du carton, l'ouvre et me présente un petit corps frileux qui étouffait de chaleur en ce début d'été. Mais paradoxalement, on dirait que rien ne pouvait l'atteindre, tellement il était immobile et désintéressé par son environnement. Il me raconte alors son aventure et comment cette petite et frêle créature a été arrachée à sa mère, avant même d'être sevrée. Une dame "Dial hadouk choufouni", bardée de bijoux l'avait abandonnée en début d'après midi à l'entrée du marché d'après lui. Il me fixe alors dans le blanc des yeux et me dit: "Alors tu la prends avec toi? Et moi de répondre sans réfléchir: "Euhhh! Oui, pourquoi pas!
Je ne suis pas retourné au bureau, ce jour là. Et depuis "Lilly" vit avec moi, partage mes repas, mes babouches qu'elle lacère dès que je les enlève et surtout mon canapé que j'ai de plus en plus de mal à l'en extirper. Aujourd'hui elle a 5 mois et bientôt, elle fera tourner la tête des matous du quartier.

Merci Lilly pour ta générosité quand tu ronronnes, pour ton innocence quand tu fais une bêtise, pour ta spontanéité quand je te gronde, pour tes jeux qui m'amusent, pour ta grâce quand tu déambules et surtout, merci de m'accepter comme être humain de compagnie.
Et comme a dit si bien kb "bienvenue par minou"

Rafie… félin pour l'autre!

13 octobre 2007

Billet doux


Je rêve, éveillé, songeant pouvoir me réaliser avec toi. Alors, Je pourrai dormir, et rêver dans tes bras.
Autour de moi, ton odeur flâne, telle la fragrance d'une courtisane, sur l'autel consacré de nos désirs.
Tes cheveux ondulent. La brise qui les porte les caresse sans scrupule.
Et ton visage s'illumine. Tes yeux émeraudes brillent de tous leurs éclats puis se baissent, comme pour conjurer ta vertu.
Je voudrai tant que le temps s'occulte, mais ton corps entier s'invite à célébrer ce culte.

Voilà que tu trembles maintenant! Ton ego vacille entre désir et peur de céder à la tentation. Tu approches alors tes lèvres de mon cou, comme pour invoquer une ultime incantation. Tu me serres contre toi et me murmures sur un ton solennel tout ce que tu ressens pour moi. Envoûté, tu me réclames et tu me charmes, tu m'enlaces et me fais perdre ma trame. Je suis prêt à subir la sentence…Moi le bourreau de ton cœur!


Rafie... Moi, aimer rites!

12 octobre 2007

Émois et moi!



Laisse-moi rêver! Ai-je le choix?
As-tu la moindre idée de ce que je ressens pour toi?
Vois-tu ce que tu as fait de moi?
Avons-nous prévu cela?
Ton toi, me met en émois,
Et moi, je me confonds en toi
Je suis soul de toi, fou de toi, J'ai le mal de toi!
Je t'aime… Et ça! C'est plus fort que moi.

Rafie… Parce que vous le "Valé" bien!

Commentaire sur le Blog de kb: "Positive Attitude"

En fait, kb, à mon avis, le problème n'est pas là. Tout dépend de ce qu'il y a dans ton verre. Moi par exemple, quand mon verre est à moitié plein, je le vide. Et quand il est à moitié vide, je le plains

C'est mon cataplasme à moi. Ni Dieu ni démon, juste quelques vas et viens entre les champs Élysées et le pandémonium (c'est mon cellier préférée). Un tour de passe…passe, Histoire de conjurer un sort, et ne pas me faire jeter dehors!

Alors après un verre, je vois les choses à l'envers, je cherche dans la pomme le ver, et je me prends pour le propriétaire. C'est pas que je deviens soul, où que je me transforme en père vert. Loin de moi l'idée d'essuyer des re vers. C'est juste que la pomme est dans le verre, et je passe la nuit à réfléchir comment l'en extraire. Au petit matin, y a plus rien à faire, je me retrouve en enfer. Je ne me rappelle plus d'hier, j'avais vidé mon verre, mangé la pomme et classé l'affaire. Quand à mon lombric, il peut être fier, il a dû aller prendre l'air, gambader dans un champ de pommes de terre pour farcir une patate et s'en faire un pied-à-terre, ah la belle affaire!

Rafie….Soif de comment taire!

P.S. Merci Imane pour Ta légère Té d'hier, et joyeux anniversaire!

P.S. 2 J'ai employé le "je" en place et lieu du "il" pour pas que vous pensiez qu'il s'agisse de "vous". C'était juste au cas où il faudrait la refaire!

Pour la P.S 3, j'ai pas encore les moyens!

10 octobre 2007

Désirs couleur café!

Du fond de ton regard apaisé, jaillit soudain une lumière aux couleurs d'une aurore boréale. La nuit fut longue, intense, j'en garde encore les stigmates! Ton souffle envahit mes sens, et ce regard finit par m'achever!
Ces yeux de braise ravivent ma flamme, éteinte par tant de larmes.

Je voulais conter au mode entier la ferveur de nos étreintes, cette nuit là!
Le monde sied-t-il à contenir cette effervescence? La mienne, coule d'une source, dont tu es la muse.

Maintenant que tu n'es plus là, je suis éveillé. Je me lève et je fais quelques pas, en quête d'une trace de ta fragrance! Ton odeur me manque… je suffoque! Je suis Grisé! Je compte mes pas…! Et tête baissée, je capitule, et j'accepte ma providence! En attendant de combler cette absence.
Alors, s'il te reste encore quelques incertitudes, si tu es encore attachée par habitude. Coupe le "fil" ou laisse ça pour une autre vie! Viens vers moi… Viens dans ma vie.

Rafie…dopé à l'expresso!

9 octobre 2007

Commentaire sur le blog de kb: "splogs démagogue?"

Mais encore!Le revoilà celui-là!Ça vaa! Je vais la faire courte! Et je profite de ce commentaire pour vous dire à quel point je suis…. Non rien!J'aurais voulu commenter un autre post, histoire de ne pas polluer celui-ci, avec un sujet qui n'a rien à voir avec les "splogs"! Mais comme les derniers sont les plus lus (c'est un avis perso), j'ai choisi de poster ici.
Voilà!...... C'est tout!

Sinon, je vais bien, enfin, je crois et si je suis venu ce soir, c'est que je suis toujours de ce monde des blogs, alors ne me taxe pas stp de revenant.Et comme je suis-là, je me jette à l'eau et je prends la vague:

A vrai dire, je crois qu'il est difficile de penser, et encore moins de présumer, qu'une quelconque nébuleuse "néo-mondialiste", puisse être impliquée dans une conspiration visant la pollution d'un contenu aussi hétéroclite, mais aussi cacophonique, que celui de la blogosphère. La finalité des "splogs" est, et restera mercantile et vénale. Mais, heureusement, pour ceux qui ne le savent pas encore, que des outils existent pour les sites et des scripts pour les blogs, qui permettent d'éradiquer ce fléau, ou du moins le surveiller et le gérer comme ferait un "anti spams" pour les mails. Je pense, à mon sens, que ce phénomène se prête plus à une épidémie contagieuse qui se répand comme une avalanche; plutôt qu'à une thérapie qui viserait à sauver le monde du poids des mots et de la propagation de prédications qui menaceraient la politique d'un "Big Brother".

Les sites qui font appel à cette technique, sont pour la majorité "écrasante" des pourvoyeurs de produits de contre façon, des vitrines de sites à caractère non-conformiste, ou des attrape-nigauds sexuellement transmissibles. Pour certains, c'est carrément dangereux, voire pernicieux (et j'en ai nettoyé des blogs, de ce genre de bouses, merci Jamal!). Tout ce qui ne peut employer les voies standards du racolage, trouve son terrain de prédilection dans ces plateformes communautaires qui sont aussi faciles d'assaut que la place "jame3 Lefna"!Et encore. La sophistication de la chose a permis à ces entrepreneurs rusés, de se libérer des contraintes d'acquisition de données personnelles, comme les adresses email. Ils ont poussé le "vice" jusqu'à s'offrir les bons services de programmes, aussi délictueux, faits sur mesure, qui attaquent des ordinateurs vulnérables et en font des "PC Zombies" qui eux, partent dès qu'ils sont infectés à la pêche aux victimes "à l'insu de leur plein gré"!.
Maintenant, le "pay per clic", consiste à rétribuer quelqu'un qui se rend sur un site légal, libre à lui, ensuite, de le parcourir ou pas! Ce qui est tout à fait légitime. Google en a d'ailleurs fait l'une de ses vaches à lait, et les blogueurs dont le compteur de visites tourne bien, peuvent gagner des sommes d'argent non négligeables.

Revenons à nos pauvres moutons. Ce modèle économique du "pay per clic", né dans la bulle internet a donné des idées aux mercenaires du web. Profitant de l'effet boule de neige de l'agrégation en flux RSS, et des billets, et des commentaires, il ne leur restait plus qu'à programmer et compiler une solution diabolique aux sites dont les liens envahissent les blogs. Un moyen pervers, parfois éphémère, mais infaillible pour se faire un peu plus de blé. On peut même trouver parmi ces sites, des malins qui limitent leur contenu à une seule page qui renvoi vers des boutiques virtuelles qui les payent à leur tour.

Pour changer de registre, tout en restant sur cet angle conceptuel, voilà un moyen "méga trop" facile pour se faire de la tune. Rappelez vous du site " the million dollar homepage" (http://milliondollarhomepage.com/), une idée simple, stupide et tellement évidente qu'elle a rapporté à son initiateur, Un Million de Dollars, au bout de quelques jours. Elle a fait par la suite quelques émules, jusqu'au Maroc et la plaisanterie a été même poussée jusqu'à proposer des "The Million Dollar PHP Script", un script (payant) qui vous permet de créer votre propre espace de pixels à vendre. Trop de la balle ces mecs!

Allez! Un autre:
Tout a commencé sur son blog, "oneredpaperclip" (http://oneredpaperclip.blogspot.com), où Kyle MacDonald proposait d'échanger un trombone rouge contre n'importe quoi. Et c'est contre un stylo en forme de poisson qu'il a réussit à le troquer. Ensuite il a échangé le stylo contre une poignée de porte, puis un four, puis un générateur, puis un fût de bière, puis un scooter des neiges… Et ainsi de suite... Jusqu'à obtenir un contrat avec une maison de disque qu'il a pu monnayer auprès d'une jeune chanteuse contre une maison à Phoenix, qu'il avait le projet de posséder en créant son blog. Sidérent!

Du coup, je me demande ce que "Big Brother" trouverait à redire sur ce blog, qu'aucun "splog" ne pourrait épargner, dans la mesure où il comploterait à remettre de l'ordre, dans ce bordel, devenu incontrôlable.
Une copine se plaint aussi régulièrement à ce propos, alors qu'elle ne fait que publier son joli minois et sa plastique de jeune promise, dans l'espoir de devenir un jour mannequin; ou dans le meilleur des cas, trouver son Tarzan dans cette jungle. Elle adore être prise; en photo!

Au fait kb, j'ai rien contre l'angle conceptuel que tu as choisi comme tangente à la déferlante des "splogs". Je venais juste de terminer un ch'ti poème, du genre Slalom sur une "chute de reins! Et vu que mon domaine mawazij.com a expiré, je ne peux plus avoir accès à mon site pour le publier!, j'ai pensé alors, que l'ami et le poète audacieux que tu es, accueillerait, sans condition, cette braise qui m'incendiait les doigts, en commentaire à un énième hymne à la femme, que tu publies régulièrement, et libre à chacun de voir midi à sa porte!
Sauf que je suis tombé sur un intéressant, et non moins délicieux imprévu. Monsieur conceptualisait sur le prélude au cinquième pouvoir, et l'entrevoyait déjà, comme le quatrième, entre les mains de l'exécutif; histoire de narguer nos neurones! Alors j'ai commis ce laïus, pensant vous la faire courte. Mais je crois, qu'il n'y a pas qu'à ce propos que je me suis fourvoyé!

J'aurais pu m'arrêter à "je vais bien", mais comme je suis revenu, autant faire comme si je n'étais jamais parti!

Rafie… Le parti pris!

P.S. Vous aussi, vous m'avez manqué terriblement!

15 août 2006

Commentaire sur le blog de ML: "Ta place est à Beyrouth, chérie (4)"

Bonsoir mes amis (les autres n'ont qu'a aller voir ailleurs si j y suis aussi).
Mon premier est une divinité, mon second exprime le dédain...Mon tout est moi!Ouahantouma fhemtouni ghalat!
Pour ceux qui se prennent pour les dieux de la diatribe, les prédicateurs du droit de citer, les chantres de la fausse note; les donneurs de leçon. Le son bute sur le mur de vos lamentations… Loin de vous, l'idée, que le mur de Berlin est tombé, et que celui de Jérusalem est un sanctuaire!
En fête, ils sont aphones, lobotomisés, incapables de mettre de l'ordre dans leur vocabulaire, leur grammaire, et à moindre mesure, dans leur jargon qui se limite à deux expressions pêchées (Pardon, Papa), à quelques encablures de leur ignorance. A tel point qu'ils croient que la vérité sort de leur douche! Quand on dit que "la masturbation est assimilée à un génocide!". Moi je pense plutôt, que: "Quand elle est intellectuelle, ça devient du gâchis!".Vous me suivez, là?Sinon, je change d'approche!… Finalement, non; parce que je ne veux pas rentrer (moi non plus) dans votre souc! Je n'aime pas le verlan, puisque je suis cous, et au carré, si vous permettez, je dame des pions! (Merci Madame!)Pour nos amis communs ML, je n'ai pas grand-chose à dire, ils sont assez pliés à rire là, cherchant à faire le lien entre mes propos et le secret du Davinci code! En attendant, que je préface, le recueil de sa chorfitude, (je conjugue déjà assez mal à l'imparfait, alors au conditionnel! Je vanne!). Je peux?A vrai dire, je n'ai pas froid aux yeux, des neurones ankylosés, hélas, j'en ai connus, comme nous tous, les amis, suivez mon regard!Pour les frileux, "RA" est là! Et fait "FI", de tous abois!

Alors? Pour ma préface…C'est bon, ML?

Rafie… couscous M'seggui, mais pas au carré Maggi!

P.S. Pour la devinette, ne cherchez plus! J'ai signé, de mon sens!
Et pour ce lien, www.cassages.com/ , je singe, je sais! Mais je… perchiste!

12 février 2006

La liberté d'expression au pays des droits de l'Homme!

J'ai hésité longtemps avant d'écrire un billet sur cette affaire sordide des caricatures publiées par un journal danois puis relayée par la presse française depuis quelques jours. Mais, le journaliste et blogueur que je suis, m'imposent de faire, ne serait-ce qu'un petit post à ce sujet. Non pas pour parler de la portée de ces caricatures; la chose a été abondamment commentée à travers les médias et les blogs, mais juste un point de vue sur une certaine conception de la "liberté d'expression" chez nos voisins de l'hexagone. Auparavant et pour comprendre un peu comment on en est arrivés là, petit flash back!

Le 30 septembre 2005 le journal Danois Jyllands Posten publie les caricatures, en tant qu'apport journalistique au débat sur l'autocensure chez les journalistes, les écrivains et les artistes dans le pays. La rédaction du quotidien était consciente que ces dessins allaient entraîner la colère de certains milieux, mais au Danemark il est de tradition que les autorités politiques et religieuses tombent sous le crayon des dessinateurs, et cela souvent de façon satirique (NDR Le site internet du journal). La rédaction du quotidien avait, toutefois, sous-estimé les sentiments que les musulmans croyants nourrissent pour leur Prophète et elle leur a depuis présenté ses excuses, en déplorant l'offense qui leur a, par mégarde, été faite. Cela dit, pour ce qui est de la publication des dessins, le quotidien n'a fait aucune excuse et n'a d'ailleurs jamais eu l'intention de le faire.

Le 17 octobre, le journal égyptien "El Fajr" republiait les caricatures en condamnant l'acte du journal danois, mais sans appeler à la moindre manifestation de haine, et aucune autre réaction d'émoi de la part de la communauté musulmane. Mais quelques jours après, la Libye ferme son ambassade au Danemark et l'Arabie Saoudite rappelle son ambassadeur.
4 mois après, le 24 janvier 2006 le parlement jordanien appelle à châtier les auteurs des caricatures.

Mais ce n'est qu'au début de ce mois, que le torchon allait brûler, à travers des manifestations plus ou moins virulentes un peu partout dans les pays musulmans. Et pour en rajouter une couche, la presse Française s'est emparée de cette affaire au nom de "la liberté d'expression", en stigmatisant la communauté musulmane pour sa condamnation officielle de cette mascarade qui aurait dû finir là où elle a commencé: Au Danemark, le 30 septembre. Et les réactions des hommes politiques français sont venues montrer à quel point, la liberté d'expression en France est induite dans une autocensure dictée par l'intérêt qu'il y a, à porter ses voix auprès d'un électorat en mal de leaders charismatiques capables de fédérer leurs aspirations. Le gouvernement, dans une déclaration laconique a essayé de sauver les meubles, par la voie de son premier Ministre, dans un discours conciliant, il faut le reconnaître. Alors que la gauche, qui est dans l'opposition, a pris le parti du tout "liberté d'expression" sans aucune limite!
Dieu! Que ces politiques et certains journalistes peuvent être parti pris, quand il s'agit de fustiger un Dieudonné pour avoir eu l'audace de faire un sketch provocateur et humiliant aux yeux de la communauté Juive... Et de s'interdire, au nom des mêmes principes, toute réaction pouvant toucher au sacro saint de la "liberté d'expression", quand il s'agit de porter atteinte à ce que les musulmans ont de plus sacré, après Dieu: son prophète.

Moi je dis que l'objectivité française en a pris pour un sacré coup! Et je me demande, au nom de quel principe on vient nous montrer du doigt à coup d'éditoriaux et d'articles incendiaires sur le manque de liberté dans notre pays. C'est franchement de la 'provoc'. Et dire que c'est eux qui ont inventé l'adage qui dit: "La liberté de l'un s'arrête là ou commence celle de l'autre".

D'un autre côté, il est vrai que depuis qu'une bande de schysos s'est mise à enflammer le monde et à se faire péter la tronche au nom de l'Islam, religion de tolérance, nous passons tous pour une civilisation moyenâgeuse, archaïque, qui n'a pas encore intégré la liberté dans son langage. Mais ce n'est pas une raison suffisante pour arborer un choc des civilisations dans les discours, ni de mettre aux antipodes la Chariàa et le code civile en parlant de décalage. Et n'oublions pas qu'il fut un temps, pas si loin que ça, on brûlait sur le bûcher, pour moins que ça!

Je terminerais ce billet par deux citations. La première est de Michel Audiard: "les cons, ça ose tout... c'est à ça qu'on les reconnaît !". Et la seconde est de fathi BENSLAMA, psychanalyste algérien: "Si le Prophète de l'islam est l'objet de caricatures, c'est que des musulmans l'ont rendu "caricaturable", parce qu'ils ont accompli les pires exactions en son nom."

Rafie…libre opinion!

13 janvier 2006

Au fait! bonne fête!

Le 21° siècle a ceci de particulier qu'il a chamboulé pas mal de nos habitudes et de nos traditions. Aujourd'hui on ne dit plus "Assalam Alaykoum oua rahmatou l'ahh…"! Mais tout simplement: ssalam! On ne se sert plus la main; un geste de la tête suffit! On ne se téléphone plus, on se SMS! On ne sacrifie plus le mouton, mais sa famille!
Quand j'étais enfant, Aïd Al Adha était l'occasion de renouer avec ceux que l'on ne voit pas souvent durant l'année. La cérémonie du sacrifice étant terminée, les femmes allaient vaquer à leur occupation de préparer le festin du déjeuner, alors que les hommes se paraient de leur plus belles djellabas et entrainaient leurs enfants, qui eux aussi étaient dans leur plus bel apparat pour la circonstance. Alors commençait la tournée familiale pour souhaiter bonne fête aux proches. Et il était hors de question d'essayer d'inventer une excuse pour ne pas accomplir ce devoir, que mon père tenait particulièrement à nous transmettre, pour perpétuer les liens familiaux. Dans la voiture, le "paternel" traçait l'itinéraire avec nous pour optimiser notre temps, n'oublier personne et, surtout, être à l'heure pour le déjeuner. Il était question également de nous prodiguer des conseils du genre, ne pas se goinfrer de gâteaux et de limonades au risque de ne pas pouvoir déguster le "boulfaf" à la maison et surtout prendre soin de ne pas tâcher les nouveaux habits qui devaient nous servir également à paraître devant les visiteurs de l'après-midi. La journée de l'Aïd était une véritable fête, des préparatifs qui duraient des jours avant, jusqu'au soir où l'on racontait à table des nouvelles sur les familles que nous avions visitées le matin.

Aujourd'hui, on peut sans sortir de chez soi, acheter le mouton sur internet, payer contre remboursement, se faire livrer, et même réserver un boucher pas téléphone portable pour qu'il vienne égorger et préparer le mouton pour son prochain domicile: le congélateur! Comme ça on peut faire la grâce matinée chez soi, comme n'importe quel jour férié. Et si l'envie nous prend de souhaiter bonne fête à un membre de la famille, un collègue, un ami ou son patron; et bien il y à le SMS! Ce fameux moyen de communication qui a tout raccourci, jusqu'à l'orthographe des mots.

Et tiens! Voilà quelques perles que j'ai reçues ce jour là:

- Aïd moubarak said. Tous mes vœux. Je te souhaite tout le bonheur du monde. (plus télégraphique que ça tu meurs!)

- AID SAID OUA OMR MADID (Pourquoi tu cries?)

- Aïd said pour vous-même et votre famille (ça sent le SMS de masse!)- Aïd Moubarak (plus court que ça tu peux pas! Alors pourquoi te déranger?)

- Des vœux parfumés de joie pour une vie très sympa que Dieu t'inspire la paix et la foi, t'offre un paradis de ton choix… ADEK MABROUK. (des vœux en prose! Je rêve! Mais pas de paradis!)

- Et j'en passe! Mais le meilleur texto que j'ai reçu est celui de ce matin, après que la personne ait du se rendre compte que je n'ai pas demandé après elle depuis un certain temps, je vous laisse déguster:


اللهم دمر هاتف من لا يسأل عنا, اللهم عطل بطاريته و كسر شاشته وخرب أزراره , اللهم اجعله دائما خارج التغطية, آمين يارب العالمين

Rafie…Aux abonnés absents!

16 décembre 2005

Commentaire sur le blog de ML: "Rien ne presse"

Brrrr!
ça me fait froid au dos ce que tu as conclu sur les garants de la liberté de presse et d'expression en général ! Moi qui pensais que seuls les seconds couteaux étaient en mesure de te couper l'herbe sous les pieds, juste parce que tu leur reviens plus, comme une mauvaise cuite ! Voilà que je dois faire face à la triste réalité, en te lisant, que je me suis trompé, sur toute la ligne ! J'ai passé tout ce temps à croire à une chimère, et j'ai commis l'irréparable, pour avoir imaginé au fond de mes pensées les plus secrètes et les moins accessibles au grand public, des scénarios plus revanchards, mais arbitraires, les uns que les autres, au fur et à mesure que la perspective de voir les vrais patrons, s'apercevoir de la supercherie… Que dis-je ? De l'injustice intellectuelle envers nous, pauvres placardés, et réparer, comme il se doit, ce qui aurait pu tourner au drame humanitaire ! Voilà que j'ai passé tout ce temps à construire mon avenir sur la base d'un mirage ! Et des comme moi ! Même si on n’est pas nombreux… Attends ! À moins qu'il y'en ait qui croient l'être, mais ne le sont pas, ou bien qu’ils le soient, mais qu’ils ne le savent pas encore, ou bien qu'ils le savent, mais n'osent pas se l'avouer, ou pire encore, qu'ils le soient réellement, mais qu'ils ne s'en rendent même pas compte ! Bref ! Quelque en soit le nombre, et pour parodier Gad qui interprétait un autre placardé, le succulent aberrazzak AL'MARHAOUI: "Eh ben ! On n'est pas sortis de la berge ! Alors comme ça on peut même plus écrire des choses du genre 100% Jamal, mais le vrai! Sans se faire remonter les bretelles, et même à coups de millions s'il le faut? Tu crois réellement que le placard, finalement, c'est pas si mal que ça, et qu'après tout, les seconds couteaux, c'étaient finalement des fées? Alors, qu'est-ce que je fais moi des mes rêves, de mes ambitions, des mes scénarios ? Je les fous au placard et je continue à publier sur les blogs mes plus belles strophes. J'étale mes humeurs, mes coups de gueule, mes coups de cœur, et mes prises de tête, comme on exhibe un spectacle, exotique, voire cocasse, sur une place, bondée de touristes ? Et si l'aumône s'en vient à combler ma triste misère, je pourrais un jour aspirer à une audience meilleure ?Alors, comme c'est la fin de l'année, et que de coutume, on doit prendre une bonne résolution, je crois que je vais le faire ce soir, tant qu'à faire, et changer de crémerie! Et comme il me reste quelques illusions, je vais tenter ma chance ailleurs!

Rafie… Tenté !

26 novembre 2005

Le Bazar de mon Grand-père



En me réveillant ce matin, j'aperçois ma fille devant son PC en train d'écouter la dernière chanson de son "manga" préféré, qu'elle vient de télécharger, heureuse et épanouie par la magie du net et de la télévision par satellite, elle exulte. Moi, encore dans les "vapes " après une soirée arrosée modérément, mais je suis fatigué, car je n'ai plus vingt ans. Je m'habille et sors pour un rendez-vous prévu dans une demi-heure. Arrivé au café, je me plonge dans un magazine, en attendant El Hadi, un copain, mais aussi un grand professionnel dans la finance, avec un carnet d'adresses que même le dernier cri des téléphones portables ne pourrait contenir.


Bref ! Je devais, entre autres, lui demander conseil pour aider mon petit frère à s'en sortir avec une banque très populaire qui lui réclamait, le triple du montant qu'il lui avait emprunté pour terminer ses études (intérêts compris, ça va de soi!). Pour infos, la mensualité des remboursements qu'il aurait à faire pendant neuf ans dépasse la moitié de son salaire de jeune arrivé dans la vie active. Alors, Adieu voiture, appart décent et plans d'épargne au cas où une fille lui tournerait la tête! Je voulais juste savoir s'il y avait moyen de négocier quelque chose avec la banque pour lui éviter l'étouffement prématuré et le regret d'avoir voulu faire des études supérieures pour se retrouver au bout du compte, à travailler dans une banque pour rembourser l'autre. En même temps, je me dis que moi, comme ceux de ma génération, on est passés "f'ddou". Il est déjà 12h30 et mon copain n'est pas encore arrivé, je suis déjà à mon deuxième café, mais je ne m'impatiente pas. On est samedi, un des rares week-ends où je ne travaille pas, alors cool Raoul, rien ne presse! Dehors, il fait gris, et la pluie semble accorder une petite trêve aux piétons qui commencent à émerger de leurs abris de fortune pour vaquer à leurs occupations, en attendant une autre averse. Et moi, je repense à cet instant intense, revoyant ma fille définitivement connectée. Puis ayant fini de lire une interview surréaliste de Yassine ZIZI avec le comédien abdellah DIDANE que je vous recommande chaudement, mes pensées ont fait un bond en arrière de 30 ans, du temps où même pour avoir le téléphone à la maison il fallait être pistonné, du temps où la meilleure manière de rester connecté était de rejoindre mon grand-père dans son Bazar l'après-midi du vendredi, pour écouter les discussions entre lui et ses amis venus le rejoindre à ce rendez-vous hebdomadaire, institué par lui depuis des années, ils commentaient ensemble l'actualité de la médina et se risquaient à débattre de sujets plus généralistes, en essayant de refaire le monde à leur manière. L'ambiance était solennelle dans une grande maison convertie en Bazar pour épater les touristes en quête d'un Kilim rare ou d'un pur Tapis R'bati. Lui s'était approprié une des pièces qui donnaient sur une magnifique fontaine au milieu de l'esplanade principale de la maison. C'était son bureau, soin coin de sieste et sa salle de réception. Il laissait ses convives en plein débat d'idées pour aller voir des clients qui venaient de rentrer avec leur guide, et s'assurer que celui-ci est, non seulement un officiel, mais qu'il est honnête! Et dans un français impeccable, il leur taillait la bavette, leur racontait l'histoire séculaire du Palais AL MANSOUR (c'est comme ça qu'il avait baptisé son Bazar, en référence à l'une des plus célèbres portes de la ville qu'avait construites le Roi Moulay ISMAÏL). Puis, avec une aisance déconcertante, il leur brossait le CV du tapis, de la porte antique ou du pouf authentique, sans jamais parler argent, à tel point qu'à la fin, payer leur nouvelle acquisition n'était plus qu'une formalité. Et le plus important pour ces touristes, était désormais de pouvoir raconter l'épopée de cet objet à leurs proches, une fois qu'il aura pris place dans leur salon. Et moi je restais tétanisé, subjugué et à la fois fier de la prestation de mon grand-père, car au moment où ces touristes sont rentrés dans son Bazar, ils n'avaient, a priori, aucune envie d'acheter un objet de valeur, mais de simples babioles en souvenir de leur périple au Maroc. Et comment vont-ils faire pour transporter un objet aussi volumineux, eux qui sont venus à quatre en R16, ou en bus? Qu'à cela ne tienne! "Laissez-moi votre adresse" leur disait-il, "et je vous expédie cela chez vous, sous quinzaine. D'ailleurs, regardez tous ces colis, ils partent pour Marseille demain matin". Et voilà! Le deal était conclu et les touristes étaient heureux d'être aussi bien servis. Mais ils ne repartiront pas avant d'avoir siroté un verre de thé préparé par ma Grand-mère, Lalla Tam, accompagné de cornes de gazelles juste arrivées du "Ferrane". Une fois les clients partis, Haj ALAMI, c'est comme ça qu'on l'appelait, revenait à ses amis qui ne s'étaient même pas aperçus de son absence, tellement ils étaient absorbés par leur débat. Et ça repartait autour d'un énième verre de thé et un autre thème, en attendant l'arrivée d'un autre client ou d'un groupe de touristes. Tiens il est déjà 13h00, et mon copain, n'est pas encore venu, il n'a même pas appelé pour s'excuser. Pourtant, ce n'était pas son genre de planter les gens, alors je me décide de lui passer un coup de fil avant de me lever. IL avait une excuse, il a raté son avion qui devait le ramener de Beyrouth, où il était en déplacement depuis quelques jours, alors on a remis cela à lundi matin dans son bureau cette fois-ci.


Pour ma part, je n'ai eu aucun regret, cette attente m'a permis de replonger dans mon enfance et de revivre ces instants magiques aux côtés de mon Grand-père, que Dieu ait son âme. D'ailleurs et si, l'occasion m'est donnée, je vous raconterai, volontiers, quelques anecdotes de cette période de mon enfance, les réunions hebdomadaires familiales entre hommes, celles entre femmes, le rituel annuel de préparation du "khlii", celui de la distillation de l'eau de rose et d'oranger, ou encore la cérémonie de retour du "Haj". Bref! Que des moments de pur bonheur!


Bon week-end!


Rafie…Heureux!

25 novembre 2005

Loi de finances 2006: service compris!

Mais quelle mouche a donc piqué nos législateurs en matière de loi de finances? En tout cas, ce n'est certes pas une Tsé Tsé, vu tout ce qu'ils ont pondu comme nouvelles taxes par souci de préservation des équilibres macro économiques. Et le consommateur bordel! Ce n'est pas le FMI qui va s'en préoccuper, ni l'OMC, ni même nos parlementaires qui n'ont pas bougé le petit doigt et ont voté en leur âme et conscience!
Tout a commencé il ya quelques semaines avec la divulgation (présentation au parlement oblige) des nouvelles dispositions en matière de fiscalité pour le cru 2006. On a décidé que les produits de première nécessité comme le beurre, le sucre, l'huile, le café ou encore l'eau passerait à une TVA unifiée de 20%, alors que certains étaient, jusqu'à présent soumis au taux de 7%, voire exonérés de TVA. Ensuite, et vu qu'il n'y a presque rien à privatiser, ni a gratter à la source en matière d'IGR, on a du user d'inventivité pour trouver des niches à taxer. Alors, au lieu d'instaurer un impôt sur la fortune, qui aurait allégé certains d'une surcharge pondérale appelée thésaurisation, on a du pencher pour une taxe supplémentaire sur l'infortune, du coup, on a pris le libre arbitre de "tirer sur tout ce qui bouge" (dixit Aujourd'hui le maroc). Et comme un malheur n'arrive jamais seul, les artistes peintres devront dorénavant trinquer, si par malheur ils sont obligés de faire appel à une galerie appartenant à l'état pour exposer leur état d'âme! Et Monsieur Achaâri, notre ministre de la culture trouve cela de bonne guerre, Selon lui, cette décision concerne uniquement ceux qui veulent vendre : «C’est tout à fait normal, puisque le ministère offre des services, ils ne peuvent pas faire un commerce sans payer quelque chose en contrepartie». Mohamed Achaâri affirme que cette décision est tout à fait justifiée. Un avis que les artistes sont loin de partager. Connaissez-vous des artistes qui exposent pour l'amour de l'art et n'attendent rien d'autre que de voir s'extasier les officiels et autres visiteurs du dimanche sur leurs toiles, sans intention d'en acheter? Et de quoi vivront-ils sinon de leur art? Arrêtez de nous bassiner avec cette langue de bois qui ne fait que conforter l'opinion que la majorité des marocains ont sur leurs gouvernement. Vient ensuite la bourse qui a connu depuis 2000 une certaine paix fiscale et qui lui a valu de renaître de ses cendres. Voilà qu'on a décidé maintenant qu'à partir du 1er janvier 2006, plus d'abattements fiscaux sur les plus values réalisées sur la cession des actions en bourse. En clair, que vous soyez "zinzins" (investisseurs institutionnels), entreprises cotées ou simples boursicoteurs du dimanche, vous devrez passer à la caisse à chaque transaction. Une belle initiative au moment où la bourse commençait à peine à reprendre des couleurs avec l'arrivée de grandes entreprises comme "Maroc Télécom" ou la "Lydec", et regagner la confiance des investisseurs. Drôle de péréquation que celle de vouloir à tout prix préserver les équilibres macro économiques en puisant dans les poches des moins favorisés économiquement. Et après cela on se plaint que le pouvoir d'achat ne décolle pas et que l'informel supplante et de loin l'économie dite formelle! Mon œil! Et comme une taxe peut en cacher une autre, on s'attaque également à une niche exotique en la personne des serveurs de cafés. En clair! Tout pourboire perçu par ces pauvres bougres devra faire l'objet d'une retenue par le patron au profit du fisc! J'en reviens pas! C'est probablement une nouvelle trouvaille du département des finances pour pouvoir financer de nouvelles galeries d'exposition pour taxer les artistes! Et que disent nos élus parlementaires qui sont sensés nous représenter au sein de l'hémicycle et défendre nos intérêts, vu que nous les avons élu pour cela? Et bien, ils applaudissent et votent à la majorité ces nouvelles dispositions de la loi de finances 2006, sans déposer ni motion, ni même une petite résistance juste pour la forme! Il est vrai, que parmi eux, il n'y a ni financiers, ni serveurs de café, ni artistes, et que, grosso modo, ces dispositions ne les touchent pas directement. Alors où est le mal?


Rafie...après le métro, c'est grand taxé!

24 novembre 2005

Le nouveau code de la route est arrivé!

Voilà, j'ai décidé de re-blogger, contre vents et marées. Après ce silence qui m'a valu la désertion de toute la blogosphère! Et pour cause, plus de spleen! Les informations et nouvelles que je publie depuis quelques semaines sur ce site n'ont pas l'air d'attirer les foules. Mais encore une fois, contre vents et marées, je continuerai à vous faire partager mes lectures! Justement en parlant de lectures, j'ai pêché ce matin sur la presse nationale la mise en garde de nos quotidiens par rapport au nouveau code de la route.

Certes, il est de bonne guerre d'informer l'opinion publique sur les dispositions prises par le gouvernement pour juguler l'hécatombe que provoque chaque année les routes dans notre pays. Ceci dit, le rôle de la presse nationale c'est aussi d'informer et de sensibiliser, mais sur ce chapitre, je ne me rappelle pas qu'on ait pris la peine d'aller dans ce sens, mis à part quelques éditoriaux et une fièvre vite contenue, mais dénuée de tout sens civique et social, pendant les quelques jours que dure une campagne de prévention insipide avec des scénarios hollywoodiens pour les spots et des images figées pour l'illustration, comme si le temps s'était arrêté durant cette campagne. Bref! Le nouveau code de la route est un bon exercice de style dans son contenu, une inspiration studieuse de ce qui se fait ailleurs. Mais ailleurs, le taux d'analphabétisme frise le zéro, l'éducation civique se fait à la maternelle, et l'apprentissage du code de la route au primaire! Comme ça quand on gaule quelqu'un il a été prévenu. Ici, faudrait le renvoyer à l'école plutôt qu'en prison pour lui faire payer sa contravention. Ceci dit! Si vous avez peur de vous faire verbaliser, ou que vous n'avez pas les moyens de payer des contraventions mirobolantes, sachant que vous pouvez ne pas être en tort, car plusieurs élément exogènes pourraient fausser la donne sur ce chapitre. Alors, faites comme moi, prenez le métro!

Rafie…tout est permis!

Le chant du désert

"Voici un texte en prose inspiré d'un post qu'avait publié kb en juillet dernier, vous trouverez le texte original ici: Le chant du Muezzin
Merci kb pour tes posts, tu nous manques déjà. Reviens-nous vite!"

C’est le jour que le soleil se repaît d'une morsure granitique à trancher le flanc d'un erg. La faim de l'ogre n’est rien au plaisir qui gémit en silence, lorsque les portes du désert ouvrent l’infini du regard où s’échappent tous les secrets. Quelle ligne de dune mène vers demain ? Un souvenir d’enfance ou une blessure d’Eve ? Étouffante d’instants éphémères jetés en pitance à l’insaisissable de la folie.
C’est le jour que se parent les chimères de toutes les peurs pour la procession frénétique des élans de nos délires, à vibrer la membrane fragile du désespoir des hommes. Le soleil n’est qu’un leurre qui occupe le temps à décompter nos instants.
C’est le jour que les âmes, encore emprisonnées dans un corps en offrande à Hadès, se meurent à la mémoire qu’ils farfouillent de leurs doigts d’ivraie à la recherche des miettes de nos essences vraies. La vie n’est qu’un leurre. Au chevet du grabataire, le jour au visage immaculé conte la douleur.
C’est le jour qui détale au rythme de l'Amzad*, un mirage improvisant de belles arabesques à la gloire d'une femme, éparpillant nos rêves à l'emprise du zénith lorsque l’espoir s'en va. La lune est un leurre car le jour n’est pas loin. Caché sous les pierres, il reviendra demain. Mais, serais-tu là encore demain?

Rafie…apprenti!

*Instrument favori des femmes Touarègues, il s'appelle Imzad au nord et Amzad au sud.