11 août 2005

Vague à l'âme



Encore une autre nuit à cultiver l'espoir, tel un "touareg" voulant faire pousser de l'herbe loin de son oasis. Je creuse et fouille dans les abysses de ma conscience à la recherche d'une trame pour me délivrer de toi. Je n'ai plus de ressources, tes sermons ont tarit mes sources. Tes propos ont fauché ma foi, je ne crois plus à rien, je suis las, j'attends et je contemple mon infortune. Pourtant, il y a encore quelque temps, du temps où j'avais encore quelques deniers, tu ne refusais point mes avances. Tu disais que la richesse était celle de l'âme! Dieu merci! Celle-là…personne ne me la prendra. Ce soir, j'ai voulu te couvrir de présents, cueillis dans le jardin de mon inspiration, mais à mon grand regret, tu n'as pas daigné les consacrer. Ma prose est mon exutoire, et ma verve mon argument. Si ce soir j'écris dans le désespoir, c'est que je ne sais guerre faire dans la fiction. Même si par un fécond hasard, je peux écrire une épopée de mon imagination.
Ces propos que je colporte, ne sont point une complainte. Mes amis, vous en êtes témoins. Si un jour, par la grâce de Dieu, il m'arrive de vous conter, je vous relaterai un temps où j'exaltais. Je vous raconterai l'histoire de ce pèlerin qui partit à la quête de son destin, chevauchant l'espoir comme monture et prenant la passion pour nourriture. Je vous raconterai… Je le jure!

15 commentaires:

Loula la nomade a dit…

Words elude me!

laseine a dit…

Comme tu fais danser les mots.

Anonyme a dit…

et l'inspiration revient, et les émotions renaissent !

Anonyme a dit…

Cher ami,
Tu remplis bien ton espace, ta douce prose, quoique mélancolique incite le
lecteur à s'abreuver de chaque mot, chaque syllabe. De grâce, ne t'absentes point trop longtemps.

> titif, pas encore blagueuse ?

Anonyme a dit…

une lueur, une tristesse mais surtout une splendeur que les mots affaiblissent, car ce que j'entend dans ma tête en lisant c'est un cri!
merci!

Anonyme a dit…

Coucou...je peux?

Vous voyez, minerve a fini par vous envoyer son hibou...à notre grand bonheur.
Vos recits sont fascinants et votre facon de manier le verbe est exceptionnelle, bravo!

Fazora

rafie a dit…

@loula: je suis fonctionnel en anglais mais je capte pas encore toutes les nuances de la langue de Shakespeare! Alors éclaire ma lanterne juste pour le Fun! Même si j'imagine ce que ça veut dire! Par contre tes récits sont d'une rare spontanéité! Je
@laseine: c'est en visitant des blogs comme le tiens que je trouve de la ressource. Au fait, ça sera bien un Lundi pour le fin des haricots?
@titif: trouve-toi un autre pseudo stp, j'ai du mal à composer avec celui là, à moins que t sois garçon manqué! Et si tu veux créer ton blog, on est là pour t'aider! Merci pour tes commentaires et tes encouragements.
@crucivore: je reprendrai les commentaires sur l'actualité et les billets d'humeur à partir de la rentrée. Là, j'essaye à travers les mots de m'exorciser d'un démon qui me hante! Et ce n'est pas avec des louanges qu'on chasse le malin! Merci pour ta fidélité.
@Lilitwill: En effet, c'est un cri, l'expulsion d'une douleur, mais aussi un choix d'un style d'écriture que j'aime bien, peut-être influencé par des lectures répétées de Baudelaire et Omar Khayyâm, les maîtres de la supplique et du spleen. Les âmes dont tu parles sur ton blog doivevt en savoir quelque chose!
@Fazora: Bienvenue et merci pour ce commentaire. Comme toutes les déesses, Athéna ou Minerve (c'est selon) peut faire des miracles! Et je suis content que tu utilises cette métaphore pour m'encourager! Reviens souvent stp!

Rafie...Chouette d'avoir autant d'amis!

Anonyme a dit…

bonjour,

@crucivore : blAgueuse peut être, mais pas encore blOgueuse !

@rafie : je comprends pas pourquoi personne n'aime mon pseudo :( yallah faites moi des propositions pour changer ce fameux pseudo !
merci de me proposer ton aide pour créer un blog. mais pou l'instant, je préfère observer, apprendre et m'abreuver de ta source quoique mélancolique mais intarissable !

Loula la nomade a dit…

Salut Rafie,

Hummm, comment dire en fait, t'avais bien compris: les mots me manquent!
Mais tu n'a pas fini ta phrase:-)
Quel temps fait-il à Casablanca?

Anonyme a dit…

salut rafie

Pensees fraiches et chaleureuses. J ai copie ta page et je vais la lire tranquillement: A plus.

Anonyme a dit…

Dans l'attente de vos prochains textes narratifs, je dégusterai chaque jour vos billets, ils sont vraiment bons.. bons pour l'âme et le coeur.
Bishara reconnaissante pour tant de générosité

Anonyme a dit…

bravo rafie bravo, oui les âmes dont je parles en savent quelquechose, ce que j'aime dans ton style d'écriture c'est la profondeur des propos et la sincérité, un cri est vrai alors qu'un sourire peut ne pas l'être!

Loula la nomade a dit…

Oh Rafie,

T'es en vacances comme M.L. et KB, une vraie bande de Pieds Nickelés:D

Selma a dit…

un délice
c'est tous ce que je peux dire
sans vouloir vous flatter.
décidément,vous vous débrouillez très bien pour un écrivain!poète "naif".
j'ai surtout apprécier la manière dont vous opposez le"tu"infame mais majestueux au "je",lutte que ce dernier finit par perdre puisque il fait appel vers la fin-en plein detresse-à une troisième partie,les autres,ses amis.il est écrasé par la presence du "tu",son souvenir meme qu' il persiste à vouloir à évoquer,meme au aux autre,malgré tous,comme pour entretenir sa flamme,le temps ciccatrice toutes les blessures,il le sait,mais lui ne veut pas oublier,il veut souffrir pour ce tu,et celebrer ainsi sa grandeur,peut -etre que sa souffrance est la précieuse offrande qu'il peut se permettre maintenant.
magique,vraiment:dans son discours aucune trace de fiérté blessée,de rancoeur,que du desespoir(ce desespoir qui le pousse à se réfugier dans le souvenir pour se construire l'image parfaite,désirée,loin de la réalité frustrante,le souvenir chez lui frole le reve),de l'amertume,et de la nostalgie,aucune répugnance à debaler ,à peindre sa faiblesse,aux autres,il est décidé ,prét à tout bien qu'il sache qu'ilest devant une ame veneneuse
l'amour est sublime,vous ne trouvez pas...
bonne continuation

P.S:le sujet que vous avez choisi est très très banal,mais c'est sa banalité (avec la beauté du verbe,bien évidemment)qui fait sa force,car on s'identifie facilement aux plaignant,surtout à notre époque ou le materialisme fait ravage

docteur Selma

Selma a dit…

j'en profite pour lancer un appel en detresse,au risque de paraitre stupide,voila,je n'arrive pas à publier mon blog,à chaque fois,c'est l'echec et on m'explique que:002 your template is empty,rien compris,svp aidez-moi,voici mon mail:seljana@hotmail.com
merci