8 juillet 2010

Ma coupe est plaine!


Qu'importe le poulpe, pourvu que l'on ait l'adresse. Les oranje sont bénis, les allemands au pilori et les espagnols au purgatoire. Quid du bar qui a fait le buzz sur cette distraction!
Dimanche nous fêterons, le plus grands des exploits : un rassemblement humain, malgré tout.
du Rafie…lu CID

3 janvier 2009

Sous haies, sur mesure!


Pour 2009, je nous souhaite une année bœuf moins vache que 2008,

Sachant que l'année du rat ne nous a pas si bien souris!

Rafie…friand de chinoiseries

12 décembre 2008

En période de crise tout est permi...ssif!


A part les brèves et les articles que je publie sur mon autre blog, le reste, le plus souvent, est une revue de presse du net et, vous l'avez bien compris.

Mais, des fois, tomber sur des articles de ce genre ne peut pas laisser de marbre un éditeur de contenu, aussi passif soit-il, et encore moins, le bloggeur pertinent, que je suis sensé être! On aura tout vu! jugez-en vous même:

"Les hommes qui dépensent le plus attirent le plus.

Un chercheur américain a étudié les corrélations entre la dépense et la capacité de séduction chez les hommes. Résultat : les flambeurs ont plus de succès que les petits épargnants.

C'est une loi évolutionniste bien connue : seules survivent les espèces qui se reproduisent le mieux dans un milieu donné. Qui dit reproduction tous azimut dit, dans le cas de l'homme, la séduction de partenaires.
Et en économie de marché, des éléments comme l'argent et les biens immobiliers peuvent être considérés comme des facteurs non négligeables d'attraction.

En testant auprès d'un public cible de 409 individus, les rapports entre épargne/dépense et sexualité, le chercheur américain Daniel Kruger a constaté que les hommes qui avaient le plus séduit ces 5 dernières années et espéraient séduire tout autant dans les cinq suivantes étaient de nature plus dépensière que les autres. Moins que la vénalité supposée des femmes qui seraient uniquement intéressées par la taille des portefeuilles c'est le paramètre de la prise de risque qui serait ici déterminant : ceux qui sont disposés à prendre des risques pour faire fortune sont prêts à l'aventurisme sexuel. Les petits épargnants étant au fond de grands timides (et de bons losers).

D'une certaine manière, l'étude confirme l'idée houellebecquienne de la double compétition capitaliste pour le sexe et l'argent avec les mêmes victorieux à l'arrivée. Mais si la folie dépensière et l'endettement incontrolables qui ont débouché sur la crise actuelle sont comparables à de la frénésie sexuelle et, finalement, les lendemains qui déchantent, à de la déprime post-coïtum qui suit toute période de marivaudage sexuel, dans ce cas-là, le retour à une forme de sobriété de l'économie financière signifierait-il aussi celui du romantisme ?"

P.S. cet article n'a d'intérêt pour moi que la portée de la bêtise qu'il véhicule! J'assume, donc, je partage!

Rafie S'HAKI...him self

9 décembre 2008

Rediffusion

Ce n'est pas par manque d'inspiration (quoi...que...!), mais juste pour l'occasion car, d'une part, rien n'a changé depuis deux ans dans les habitudes des gens, d'autre part, je voulais partager encore une fois ce post avec les visiteurs qui n'auraient pas eu l'occasion de le lire. je vous livre alors ici ce que j'avais écris il y a deux ans à propos de Aïd Al Adha et Bonne fête à tous.


"Au fait, bonne fête!

Le 21° siècle a ceci de particulier qu'il a chamboulé pas mal de nos habitudes et de nos traditions. Aujourd'hui on ne dit plus "Assalam Alaykoum oua rahmatou l'ahh…"! Mais tout simplement: ssalam! On ne se sert plus la main; un geste de la tête suffit! On ne se téléphone plus, on se SMS! On ne sacrifie plus le mouton, mais sa famille!

Quand j'étais enfant, Aïd Al Adha était l'occasion de renouer avec ceux que l'on ne voit pas souvent durant l'année. La cérémonie du sacrifice étant terminée, les femmes allaient vaquer à leur occupation de préparer le festin du déjeuner, alors que les hommes se paraient de leur plus belles djellabas et entrainaient leurs enfants, qui eux aussi étaient dans leur plus bel apparat pour la circonstance. Alors commençait la tournée familiale pour souhaiter bonne fête aux proches. Et il était hors de question d'essayer d'inventer une excuse pour ne pas accomplir ce devoir, que mon père tenait particulièrement à nous transmettre, pour perpétuer les liens familiaux. Dans la voiture, le "paternel" traçait l'itinéraire avec nous pour optimiser notre temps, n'oublier personne et, surtout, être à l'heure pour le déjeuner. Il était question également de nous prodiguer des conseils du genre, ne pas se goinfrer de gâteaux et de limonades au risque de ne pas pouvoir déguster le "boulfaf" à la maison et surtout prendre soin de ne pas tâcher les nouveaux habits qui devaient nous servir également à paraître devant les visiteurs de l'après-midi. La journée de l'Aïd était une véritable fête, des préparatifs qui duraient des jours avant, jusqu'au soir où l'on racontait à table des nouvelles sur les familles que nous avions visitées le matin.

Aujourd'hui, on peut sans sortir de chez soi, acheter le mouton sur internet, payer contre remboursement, se faire livrer, et même réserver un boucher pas téléphone portable pour qu'il vienne égorger et préparer le mouton pour son prochain domicile: le congélateur! Comme ça on peut faire la grâce matinée chez soi, comme n'importe quel jour férié. Et si l'envie nous prend de souhaiter bonne fête à un membre de la famille, un collègue, un ami ou son patron; et bien il y à le SMS! Ce fameux moyen de communication qui a tout raccourci, jusqu'à l'orthographe des mots.

Et tiens! Voilà quelques perles que j'ai reçues ce jour là:

- Aïd moubarak said. Tous mes vœux. Je te souhaite tout le bonheur du monde. (plus télégraphique que ça tu meurs!)

- AID SAID OUA OMR MADID (Pourquoi tu cries?)

- Aïd said pour vous-même et votre famille (ça sent le SMS de masse!)

-Aïd Moubarak (plus court que ça tu peux pas! Alors pourquoi te déranger?)

- Des vœux parfumés de joie pour une vie très sympa que Dieu t'inspire la paix et la foi, t'offre un paradis de ton choix… ADEK MABROUK. (des vœux en prose! Je rêve! Mais pas de paradis!)

- Et j'en passe! Mais le meilleur texto que j'ai reçu est celui de ce matin, après que la personne ait du se rendre compte que je n'ai pas demandé après elle depuis un certain temps, je vous laisse déguster:


اللهم دمر هاتف من لا يسأل عنا, اللهم عطل بطاريته و كسر شاشته وخرب أزراره , اللهم اجعله دائما خارج التغطية, آمين يارب العالمين

Rafie…Aux abonnés absents! "

3 décembre 2008

Auto promo!

Si je ne suis pas là, c'est que je suis ici! Et votre avis m'intéresse beaucoup.

22 novembre 2008

myso...Gym! cérebrale


Question ,
je suis inter pelé?
Réponse :
Mitterrand peut rester couché! Sarkozy à tondu l’herbe sous les pieds des socialistes qui voulaient encore gerber le souvenir du 11 Novembre ! Le dernier des poilus s’en est allé avant que le PS ne fasse son deuil de la politique! C’est Go ! L’aîne ou c’est l’aube…ri ?
Les je …sont faits, je le sied ! Mais je suis mâle !
Car je… je suis obligé de la Noë !
Le navire chavire !
*Hamon, n’a pas place dans ma rime…pour l’instinct !
Rafie….Peut mieux fière!

21 novembre 2008

Q..bisme!

Quatre côtés de ta toî..le!
et, je me perds… À te destiner.
Je connais tes contours !
Mais pas leur dessein !
Le chiffre quatre me frise.
Le nombre quatre me grise.
Absence de zéros, des ronds sans virgule.
Le carré de ta moitié aurait suffi.
La moitié de ton quart me manque déjà!
Quand le quart de ton ombre cherche à te dessiner.
Ton côté tangent joue au " Rubik's Cube ", avec mes sentiments.
Mais peu m’importe maintenant,
Le car…quand tu le déploies !
Quart d'heure, quart temps… Carpette !
Car, je suis care…l 'âge,
lisse et jeune malgré mon cheveu blanc.
Mais à vouloir le couper en quatre,
Tu as fait de mon huit, deux fois rien!
Alors que, comme un roseau,
Je me serai, volontier, plié en Q…
Juste pour te plaire !

Rafie…Quartier libre de toi!

18 novembre 2008

C'est qu'elle!


La nuit tombe… Et alors ? Le vent se lève… mais encore ! Il m'a fallut des mois pour faire le deuil de ta promiscuité relative. Je ne suis pas maso, mais tu as réussi à me marquer de ton sot… caractère.
J'ai beau essayer de prendre du recul, aujourd'hui, pour comprendre ce qui m'a tellement poussé à m'agglutiner à toi ! Mais plus j'y pense, moins je comprends cet attachement futile et, surtout cet entêtement de ma part, à vouloir changer le monde, et toi avec. Quoi que changer le monde est du domaine du possible, la preuve ; d'autres l'ont fait, avant moi !
Finalement, je me suis résolu à conclure, que tu as débarqué dans ma vie, dans une période sombre de mon existence, comme une jonction entre deux parallèles, un truc impossible quoi ! Une sorte de chemin de croix, que je devais absolument arpenter, pour expier un péché improbable. Une inquisition intellectuelle dont toi seule, avais le tableau de bord. J'ai plongé, bu la tasse ; j'avais touché le fond avant de te connaître, mais au lieu de me repêcher, tu as tiré sur l'ambulance.
Pourtant, Dieu seul sait, même s'il n'a rien fait, que je n'étais pas le destinataire de cette missive ! Et encore moins, le réceptacle d'une vindicte, au nom de règles socio-culturelles, puisées dans le prêche d'un quelconque imam en mal de médiatisation caractérisée.
Je me rappelle encore ces discutions interminables, autour d'une infusion, où tu fustigeais mon libertinage cérébral, parce que, je comparais Omar Khayyâm à une icône, une sorte de mythe que la raison qui fait que tu n'acceptais pas l'essence même de son discours avant-gardiste, faisait que le tiens, devenait logiquement " has been ".
Finalement et comme disent les anglo-saxons : ''I paid ma due'' et même si la fracture a été quelque peu, salée, et le goût amer au final, je ne te reste redevable que d'une chose : Cette mise au point !

Rafie… Qui a pris de la bouteille

14 juillet 2008

Contours!

Bouleverse-moi !
Renverse-moi !

Touche-moi, mais oublie-moi
Caresse-moi, tu penses à moi

Ne pleure pas ! Je suis toujours moi
Je pense à toi quand je m'émoie

Tu es fragile, es-tu à moi ?


Rafie… cool de source!

3 juillet 2008

Taire...giversations !

Je suis seul, dans mon linceul,
Le corps vêtu, le cœur tout nu

Je suis pâle comme une opale
L’éclat en moins, t’aimer est vain

Je suis blanc, sur ton gros plan
Ton flash sévit, moi, je subi !

Je suis noir, de désespoir
Mais je garde espoir, même dans ce noir

Je suis rouge, quand rien ne bouge
Je fais semblant, tout en tremblant

Je suis bleu sans que je m’émeu
Pas un requin, juste un pèlerin

Je suis vert, jamais pervers
produit très bio, j’enduis ta peau

Je suis tout rose, pas dans ma prose
Comme une crevette, Moi, j’interprète !

Je vire au rouge, car rien ne bouge
Ton feu me grise, dans l’entremise !

Je reviendrai, à ce qu’il paraît
Sans foi cette fois, mais je serais là !

Rafie…Fuis-moi, je te suis…Suis moi…!

23 juin 2008

Publi..vers!


Ouvrir mon cœur est une affaire de Pandore ! La boîte tré…bûche, elle n’a rien à m’apprendre ! Mémoire de masse, inconsistance, libérée par ta tête pausée sur mes épaules !
Tu comptes et décomptes le temps, comme une empreinte, figée à l’orée de mon inconvenance ! Tu me regardes, tes yeux me transportent sur un autre continent, celui de l’inter-dit ! Je me diligente et me fais chantre, dans le noir absolu de nos désires quand tu acquiesces ! Le bonheur est proche, tellement proche qu’on oublie cette lumière déconvenue ! Je te découvre alors que tu me couves ! Un brin de lumière ne fait pas la différence !
Tu l’as si bien dis !Tu trembles de désir, je me contente et contemple ton plaisir ! Je suis fan de toi ! Fou de toi ! Je suis redevenu MOI ! Grâce à TOI ! Pourvu que je puisse toucher ton émoi !

Rafie…est pris de toi

16 juin 2008

Rendez vous !


Tu l’interpelles et tu le mêles, lui le rebelle sous tes dentelles ! Tu le convoites et l’ensorcelles, pour le ramener dans ta chapelle… Lui ne pense, crois-tu, qu’à ses escarcelles. Il fait mine de ne pas détoner ! Le contraire, t’aurait étonné.
Le rouge fait grise mine, quand le noir brille à la recherche de la lumière !
Ses mots scintillent comme un diadème inachevé ! Il est vrai, les paroles lui manquent...Pas les propos! Puritain, qu’il est ! Pure damoiselle que tu es !
Ses doigts effleurent tes sentiments…. Toi tu veux plus d’empathie ! Il se tourne, se retourne et oublie la route de ses déroutes! Tu lui prends la main, la pause sur tes cheveux, comme on pause une couronne sur la tête d’une promise !
Tu es zen, pour une fois ! Tu es complice car tu as la foi !
Lui tempère ! Ses doigts s’animent et tu le vois ! Les yeux fermés tu le conçois !
Le reste est une histoire entre lui et toi! Car ce secret n’a de valeur que le plaisir qu’on s’octroi !

Rafie…démon…stratifié !

29 mai 2008

Emphase

Je suis phénix, j’ai brulé mes ailes, incendié mes rêves, fais coulé ma sève, muselé ma verve, sans jamais avoir connu de trêve! Je suis mort ! Calciné, réduit en cendres, embaumé, pour la forme, mis en bière pour la norme…mais jamais inhumé !
Tu es venue un soir de printemps, l’hiver venait de rendre sa parure à son hôte. Moi, je continuais à m’observer, amorphe comme une pitance dévorée par le temps ! Ah…ce prédateur !
Tu t’es baissée et de ta main frêle, tu as touché mes cendres, encore souillées par ce feu qui croyait m’éteindre à jamais !
La chaleur de ton corps a suffit à raviver chez un phénix, ce qui ne meurt jamais… Sa conscience !
Les battements de ton cœur, le souffle de ton âme et l’énergie que tu clames. Tes soupirs et tes complaintes, ton sourire et tes craintes. Ton regard apaisant et ton discours engageant. Tes colères sans mesure et ton aplomb sur mesure….
Que de re…sources, à faire renaître un phénix de ses cendres ! Je ne sais plus à quel sein me vouer, je croîs, et me vois déjà les ailes repousser. Pourvu que tu prennes la tangente, car vouloir me lisser comme une courbe, je me braque !


Rafie… Reviendu de loin !

19 octobre 2007

Chinoiseries



Vers minuit la veille*, un petit mail, histoire de recadrer:

"http://rafie-shaki.blogspot.com/
Voilà, je me déshabille pour toi! ;)
Le feras-tu demain pour moi?
Moi, j'ai envie de toi! Et toi?"

Réponse par texto vers 11h53:
"Hello ce soir pas possible t appelle plus tard. Gross biz"

J'avais bien compris que la première des choses qu'elle fait en arrivant au bureau vers les 06h00 du matin, c'est de consulter ses MAILs et de répondre au plus urgent! Du moins, c'est ce qu'elle m'avait confirmé la veille.

A 12h00 moins quelques minutes, cette histoire allait tourner au " majong"!
Heureusement, que des aléas, style "je suis indispo" auraient suffis à calmer l'ardeur… d'un mec! Tout court! Encore faut-il parler un autre langage que celui des dominos! Mais pourquoi chercher midi à quatorze heure moins le quart?

Le " majong", c'est une histoire de patience, un texto suffit! Et tout est dépeuplé, ma couche y compris!

* je précise, que tout était sous entendu!

Rafie… Jeu présume!

P.S. Merci de m'avoir planté! Mauvaise graine, Và!

Sans titre!

Il y a un titre qui me taquine depuis des semaines et que je voulais utiliser comme accroche pour un billet, en prose ou à cause d'une surdose! Sauf que comme je suis plus porté sur le bavardage que sur le titrage, le contenu de ce titre ne vient pas!

La première fois, l'idée m'est venue, après avoir vécu, une expérience sentimentale avec une femme engagée, ou du moins vouée, sans être réellement dévouée! A l'époque, je précise, des fois qu'elle me lise et pense que je culpabilise. Mais j'avais peur que la consonance du titre ne prenne des tournures purement charnelles. J'avais commis un croquis de cette ébauche, mais je me suis ravisé, dans la perspective d'en faire un billet.
Quelques semaines après, Ramadan aidant, j'en ai fait un cheval de batail. La monture ne fut qu'épopée, et ma muse une volonté. Je suis arrivé à convaincre sans séduire et vice et versa!

En fait,
La raison aurait voulu que je l'associe à une actualité politique, qui m'aurait value plus que des commentaires! Des critiques.
Je me tâte toujours! Les neurones des fois que…

C'est grave Docteur?

Rafie… Détournement de Majeure!

16 octobre 2007

Le Lycée de mon Père



7h du matin. Réglé comme une horloge de maître, le même rituel qui dure depuis la maternelle et qui durera jusqu'au dernier jour des examens du bac. Dans son costume gris foncé, porté avec une chemise claire et une cravate sans motifs, des souliers impeccables comme le reste. Il frappait à la porte de ma chambre pour me réveiller et me préparer pour l'école. Comme tous les matins, je n'avais pas encore terminé mon rêve, ou du moins, me semblais-t-il, alors je lui répondais et aussitôt essayais de me renvoyer là où je m'étais arrêté avant d'oublier le reste. Lui, il a appris avec le temps, et revenait à la charge, quelques minutes après, pour m'arracher du lit, et par conséquent à mon rêve. Si je suis relativement ponctuel aujourd'hui dans mes rendez-vous, c'est beaucoup grâce à lui. Il avait la responsabilité d'être présent à l'ouverture de son établissement après nous avoir déposés à l'école, mon frère et moi.
Le jour le plus béni pour moi, était quand Maman, pour une raison ou pour une autre, ne préparait pas le petit déjeuner, ou quand nous avions le crédit de pouvoir demander cela à Papa et l'obtenir. Ce matin là, il nous déposait non pas devant l'école, mais à quelques mètres de là, devant le vendeur de beignets (Ch'fenj). Tout un rituel, et ce qui me fascinais le plus, c'était l'aisance avec laquelle le maître ch'fenji prenait délicatement la pâte, la malaxait avec un mouvement pittoresque d'une main, pendant que l'autre retournait avec une pince mon beignet dans la poêle! Ensuite, la même main qui tient la pince détachait une boule de la préparation, et en un tour de magie, la transformait en un anneau on dirait une mini bouée, qu'il déposait délicatement dans l'huile bouillante, comme s'il ne voulait pas la froisser. Le jour où j'avais deux pièces de 20 cts, je pêchais par gourmandise et en prenais deux. Pendant ce temps, Mon père se rendait à son lycée, à l'autre bout de la ville comme tous les jours, à l'heure, et comme tous les jours, depuis toujours.
Il n'avait pas choisi le métier de proviseur. Ses études à l'Université Al Karaouyines, et son érudition naturelle le destinaient à une carrière dans la magistrature. C'est ce qu'il souhaitait en tous cas.
A l'époque, il n'existait pas encore dans notre pays d'université qui préparait à cette fonction en arabe. Il lui restait alors la possibilité de partir au moyen orient. Mais, par manque de moyens, il a finit par accepter un poste d'intérimaire au lycée EL Mers à Meknès. Poste qu'il a occupé par ailleurs, pendant des années après.
La première fois que je me suis rendu à son travail, c'était par accident. Un oncle à moi, qui était prêt à accomplir n'importe quel bonne action, pourvu qu'on lui donne une voiture pour la conduire, devait m'emmener chez le dentiste, puis me ramener, moi à la maison, puis la voiture à mon père. Il était presque tard; mon oncle a décidé alors de m'emmener moi et la voiture à mon père. Arrivés au lycée, il me laisse dans la coccinelle et rentre le voir dans son bureau. Quelques minutes plus tard, j'aperçois papa qui s'avance vers la voiture et me demande de descendre. Ce que j'ai fait aussitôt. Il me prend par la main et me guide vers son bureau. C'était une vaste pièce avec un plafond aussi haut que le firmament, et des murs peints en bleu ciel, qui n'en finissaient pas de monter. En face, un tapis R'bati, usé par les exposés des profs et des étudiants préfigurait, avec deux chaises en sky noir, une table de travail en bois massif sur laquelle étaient posés quelques babioles bien ordonnées et un téléphone qui ressemblait à un massicot, tellement il était massif. Il s'est assis alors derrière, m'a regardé et m'a demandé de m'asseoir. Aussitôt posé sur la chaise, j'ai levé mes yeux vers lui pour apercevoir trônant sur sa tête, le portrait du souverain Hassan II à l'époque, et juste à sa droite, celui de Mohamed V, tous les deux en noir et blanc. Il m'a regardé de derrière ses lunettes style années 50 et m'a tendu un stylo et quelques feuilles en m'exhortant de m'occuper, jusqu'à ce qu'il ait finit son travail, comme s'il avait deviné ma vocation. Mon oncle lui, avait disparu, il avait compris. Mon père ne semblait pas gêné que je sois là, sauf qu'il n'avait pas l'habitude. Ce qui était tout à fait légitime. Mais en même temps, chaque fois qu'un de ses collaborateurs entrait, après avoir frappé à la porte, sur laquelle il y avait marqué, ah, j'avais oublié, Le Directeur! Mon père, s'empressait de me présenter à lui, avec enthousiasme, comme son fils ainé.

Quand il a été muté à Tétouan, une envie de turnover pour lui, et qu'il nous a installés dans sa maison de fonction qui se trouvait dans l'enceinte du lycée, il n'avait plus le choix que de nous avoir entre ses pattes. A tel point, qu'avant la fin de la première année scolaire, on faisait partie des meubles.
Le lycée Cadi Ayyad à Tétouan était à lui seul un univers à part, chargé d'histoire et de mystères. D'abords, il y avait le gardien "sidi Mohamed", un quinquagénaire, pure produit du nord avec des traits andalous et son tarbouche rouge. Il était petit de taille et bien potelé, mais respecté et craint, aussi bien des étudiants que du personnel du lycée. Il faisait lui aussi partie des vestiges, il habitait avec sa famille l'autre aile de l'établissement dont il connaissait le moindre centimètre carré. IL avait toujours dans sa poche un sachet en plastique transparent, une sorte de bourse, remplie de pièces de monnaie et jurait par tous les dieux, qu'à chaque matin au réveil, il trouvait son sachet rempli de pièces alors qu'il l'avait vidé lui-même la veille. IL était tellement persuasif, que nous avons fini par le croire, mon frère, les enfants du surveillant général et moi. Le plus âgé d'entre nous avait 11 ans, mais avions nous le choix? Ce qui ajoutait du crédit à ce qu'il racontait; car il nous parlait souvent d'esprits aussi; c'était l'immensité de l'établissement et son état de délabrement qu'aucune doléance à l'administration centrale n'avait trouvé écho. Il y avait également son terrain de foot aux normes professionnelles mais sans gazon ni gradins, sa piscine olympique qui terminait l'allée principale bordés de sapins devenus anorexiques, qui se lézardait à vue d'œil, et constituait un danger pour les riverains la nuit. Les laboratoires et salles de TP dans l'aile gauche ressemblaient à des salles de cours pour épouvantails avec le mobilier qui va avec.
Mais le plus triste dans cette histoire, et je ne vous raconte pas les épaves des voitures dans lesquelles nous avons fait nos premier tours de volant et reçus nos premières morsures de bestioles; le plus triste était l'état dans lequel se trouvait le théâtre du lycée Cadi Ayyad. Un bijou d'architecture construit en 1940 et laissé à l'abandon dès la fin des années 60.
Je m'imagine des fois, du temps où cette institution était fréquentée par les espagnoles, même si je ne l'ai pas vécu. Le soir d'une représentation ou d'une projection, le marbre qui tapissait les deux halls du rez-de-chaussée et du premier étage devait briller comme un miroir et les cuivres astiqués renvoyer la lumière des lustres impériaux qui pendaient d'un plafond magistral, immaculé et garni de sculptures sur plâtre. La salle était sur deux niveaux avec une scène généreuse sur laquelle devaient pendre des rideaux immenses d'un rouge carmin, brodés de dentelles dorées, et qui devaient attendre les trois coups avant de se dérober. Les tapisseries au mur et la voûte de la salle devaient raconter des épopées lointaines de guerriers partis à la conquête de nouveaux mondes. Quelle fresque ce devait être!

De tout ce spectacle, il ne restait plus que des débris de plâtre dont a eu raison l'humidité, des sièges, quand ils ne sont pas recouverts par une épaisse couche de poussière, exposaient leurs ressorts déglingués comme s'ils vomissaient leurs tripes. Des rideaux en lambeaux qui tenaient encore par miracle et une salle de projection tournée vers le passé avec des machines pour qui le temps s'était arrêté de tourner.
Quel gâchis! Un génocide artistique devant lequel je passais au moins deux fois par jour pendant 2 ans, car nous habitions au dessus. Imaginez la frustration.
Mon père a fini par rentrer à Meknès, et nous avec, car personne ne se préoccupait de redonner ses lettres de noblesses à ce monument. Les gens devaient avoir plus urgent à gérer. C'est ce que je m'étais dit à l'époque. Mais lui, il préféré, à son grand regret, troquer cette épave pour laquelle il n'entrevoyait plus aucun espoir, contre un bunker, en guise de nouvel établissement. En ce temps là, avec l'argent de bienfaiteurs comme la "BIRD", les architectes formés au carré s'en donnaient à cœur joie à tracer des lignes et des colonnes en trois dimensions pour former des classes, puis un lycée. Les courbes et expressions artistiques ne devaient pas faire partie de leur cursus. Mais sont-ils à blâmer?

Maintenant je me pose la question: "Et si mon père n'avait pas accepté de remplacer un proviseur appelé pour d'autres fonctions à Rabat, il n'aurait peut-être jamais rencontré cette jeune étudiante dans son lycée, qu'il allait épouser quelques mois plus tard et qui allait devenir Maman".

Mais ça c'est une autre histoire que je vous raconterais un jour, s'il me reste encore du papier que m'a donné mon père, la première fois que j'ai visité son lycée.

Rafie… conte à rebours!

15 octobre 2007

Altruisme


Dessin par PHIlippe GELLUCK

Il était 17h00 quand j'ai reçu un appel "masqué" sur mon portable. D'habitude, je ne réponds jamais quand le numéro du correspondant n'apparait pas. Mais ce jour là, je ne sais pas pourquoi, sans hésiter, j'ai décroché le téléphone, pour entendre la voix d'un inconnu. Il se disait le fleuriste du marché et me demande, si j'étais bien le mec qu'il pensait que, je suis. Je lui ai répondu qu'effectivement, c'était moi! Il me demande alors de passer le voir dès que je le pouvais. Un long biiip, s'en suivit, puis la communication a coupé. J'ai compris qu'il appelait d'une cabine.
Je suis aussitôt sorti du bureau, j'ai pris ma voiture et je me suis rendu au marché, sans me poser de question. Arrivé sur place, je l'aperçois au milieu de ses bouquets "prêt-à-apporter" et je m'empresse de lui demander de quoi il s'agissait au juste. Comme voulant faire durer le suspens, il me prend par la main et me traîne avec lui jusqu'à un coin où se trouve un carton fermé et me dit: "Je ne savais pas quoi en faire et je ne veux pas qu'on lui fasse du mal. Il se saisi du carton, l'ouvre et me présente un petit corps frileux qui étouffait de chaleur en ce début d'été. Mais paradoxalement, on dirait que rien ne pouvait l'atteindre, tellement il était immobile et désintéressé par son environnement. Il me raconte alors son aventure et comment cette petite et frêle créature a été arrachée à sa mère, avant même d'être sevrée. Une dame "Dial hadouk choufouni", bardée de bijoux l'avait abandonnée en début d'après midi à l'entrée du marché d'après lui. Il me fixe alors dans le blanc des yeux et me dit: "Alors tu la prends avec toi? Et moi de répondre sans réfléchir: "Euhhh! Oui, pourquoi pas!
Je ne suis pas retourné au bureau, ce jour là. Et depuis "Lilly" vit avec moi, partage mes repas, mes babouches qu'elle lacère dès que je les enlève et surtout mon canapé que j'ai de plus en plus de mal à l'en extirper. Aujourd'hui elle a 5 mois et bientôt, elle fera tourner la tête des matous du quartier.

Merci Lilly pour ta générosité quand tu ronronnes, pour ton innocence quand tu fais une bêtise, pour ta spontanéité quand je te gronde, pour tes jeux qui m'amusent, pour ta grâce quand tu déambules et surtout, merci de m'accepter comme être humain de compagnie.
Et comme a dit si bien kb "bienvenue par minou"

Rafie… félin pour l'autre!

13 octobre 2007

Billet doux


Je rêve, éveillé, songeant pouvoir me réaliser avec toi. Alors, Je pourrai dormir, et rêver dans tes bras.
Autour de moi, ton odeur flâne, telle la fragrance d'une courtisane, sur l'autel consacré de nos désirs.
Tes cheveux ondulent. La brise qui les porte les caresse sans scrupule.
Et ton visage s'illumine. Tes yeux émeraudes brillent de tous leurs éclats puis se baissent, comme pour conjurer ta vertu.
Je voudrai tant que le temps s'occulte, mais ton corps entier s'invite à célébrer ce culte.

Voilà que tu trembles maintenant! Ton ego vacille entre désir et peur de céder à la tentation. Tu approches alors tes lèvres de mon cou, comme pour invoquer une ultime incantation. Tu me serres contre toi et me murmures sur un ton solennel tout ce que tu ressens pour moi. Envoûté, tu me réclames et tu me charmes, tu m'enlaces et me fais perdre ma trame. Je suis prêt à subir la sentence…Moi le bourreau de ton cœur!


Rafie... Moi, aimer rites!

12 octobre 2007

Émois et moi!



Laisse-moi rêver! Ai-je le choix?
As-tu la moindre idée de ce que je ressens pour toi?
Vois-tu ce que tu as fait de moi?
Avons-nous prévu cela?
Ton toi, me met en émois,
Et moi, je me confonds en toi
Je suis soul de toi, fou de toi, J'ai le mal de toi!
Je t'aime… Et ça! C'est plus fort que moi.

Rafie… Parce que vous le "Valé" bien!